Gaëlle Mignot, capitaine de la France, et les autres capitaines
Les cinq capitaines rangées derrière Gaëlle Mignot, tenante du titre avec les Bleues. | AFP

VI Nations Femmes : France et Angleterre se retrouvent

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Le VI Nations, débute (enfin) ce week-end. Angleterre - France, c’est demain à 17h50. Mais Angleterre - France, c’est aussi à 20h35 le même jour. Double ration donc avec les hommes d’abord et les femmes ensuite. Pas très galant pour le coup. Mais puisque les femmes n’ouvrent pas le bal, le suspense ne sera que préservé. Quasi-éternelles deuxièmes (6 fois sur les 10 dernières éditions), les Bleues arrivent cette fois en tenantes du titre, statut habituel… des Anglaises !

Comme souvent depuis leurs débuts, en 1999 dans le tournoi des V Nations puis avec le passage à six équipes (2002), les Françaises aiment être performantes. Une culture de la gagne calquée sur leurs principales adversaires à chaque édition ou presque, les Anglaises. Des gaillardes avec qui elles aiment se tirer la bourre dans un duel qui a tourné à leur avantage lors des quatre derniers tournois.

Une cinquième journée décisive l’an dernier

Titrée en 2014 et même auteure d’un quatrième Grand Chelem – ce qui ne s’était plus produit depuis 2005 – la France doit pourtant retenir la victoire finale de 2016. Plus récente, plus de saveur. Le titre a été obtenu lors de l’ultime match alors que l’Angleterre comptait quatre victoires et la France avait concédé une défaite au Pays de Galles. Mais à Vannes, les Bleues avaient su contenir la Rose et s’imposer sur la durée (17-12). La balance aura finalement penché en faveur du meilleur différentiel, grâce à une défense solide tout au long du tournoi (28 points encaissés).

Hasard du calendrier et comme en 2014, Françaises et Anglaises se retrouvent donc en ouverture de tournoi, ce week-end. Mais cette fois, en terre britannique, à Twickenham même. Et ce sera juste après le match des XV masculins. Pour l’affluence, ce pourrait être une bonne chose. Pour l’état du terrain, peut-être moins. Quoiqu’il en soit, les Françaises devront se concentrer sur leur jeu et pas sur ces phénomènes qui entourent le match. Les championnes en titre devront encore une fois se rassembler derrière la capitaine, talonneuse et meilleure marqueuse française du tournoi précédent : Gaëlle Mignot, 20 points et une boule d’énergie.

En mars 2016, à l’issue du tournoi, l’entraineur Michel Gonzalez avait avoué : « Il y a des filles qui arrivent, qui ont envie de croquer, d'aller au bout. En gagnant ce titre, on marque notre territoire et on envoie un message à tout le monde. » Un message qui témoigne d’une volonté d’aller de l’avant, dans l’effort collectif et d’un pack difficile à contenir ou même repousser… De la volonté et du défi physique, voilà les ingrédients qui pourraient faire la différence ce samedi.