Warren BARGUIL
Warren Barguil, à l'arrivée. | MATHILDE L'AZOU

Warren Barguil : "Depuis ma chute, ça ne va pas"

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Impressionnant lors de la première semaine du Tour de France, Warren Barguil a du mal à récupérer depuis sa chute intervenue lors de la 10e étape. Ce dimanche à Valence, le Breton qui reste toujours le deuxième Français du général derrière Tony Gallopin, n’a pas caché sa frustration de ne pas pouvoir être en pleine possession de ses moyens.

Peu après avoir franchi la ligne d’arrivée en 38e position de la 15e étape, le jeune coureur de 23 ans est resté assis à l’arrière d’un véhicule de son équipe. Le regard dans le vide, il revivait sans doute le film de l’étape du jour. Mais le bras droit bandé, l’enfant de Hennebont s’inquiétait surtout pour ses blessures et la suite de son aventure sur la Grande Boucle. « Depuis ma chute, ça ne va pas, me dit-il. Plus les jours vont, et moins ça va. Je me bats comme je peux. J’ai vraiment du mal à récupérer. J’ai peur de faire une infection, donc on va voir ça ce soir », explique le coureur de l’équipe Giant.

Affichant habituellement un large sourire, il me montre sa hanche droite où une grosse boule apparaît. « C’est un hématome. Tout ça, ça use de l’énergie. Déjà que la course est très dure, je dois aussi récupérer de ces blessures… ce n’est pas facile », soupire Barguil. « Le médecin dit que ça guérit, mais ça mets plus de temps avec une course comme ça, et la chaleur n’arrange rien. Et je fais des allergies aux pansements, alors j’ai plein de petits boutons qui se forment… J’arrive encore à dormir, c’est déjà ça », relativise-t-il.

Malgré tout, l’un des grands espoirs du cyclisme français est parvenu à limiter la casse, et reste à l’affût du Top 10, en 11e position à 11’03 du leader. « J’ai réussi ma première semaine, donc ça ne m’inquiète pas. Mais c’est dommage parce que je pensais avoir évité les principaux pièges, et je perds un peut tout à cause de cette chute. Je ne trouve plus mes sensations que j’avais au départ. Je suis déçu, mais c’est le sport », ajoute-t-il en retrouvant un peu son fameux sourire.

La journée de repos très attendue

Avant de retrouver sa petite amie qui l’attendait à l’arrivée, Barguil assure que son Tour est loin d’être terminé, et il l’a confirmé la veille en tentant de profiter d’une échappée, sans succès. « On peut être bien sur une semaine, mais on ne sait jamais, avec la journée de repos je peux me refaire, et revenir pour attaquer ! », lâche-t-il avant de repartir en voiture en direction de son hôtel.

Pour son directeur sportif, Christian Guiberteau, la journée de repos de mardi peut en effet être salvatrice. « On a eu des étapes de transition qui n’étaient pas du tout reposantes, donc ce n’est pas évident pour la récupération », admet-il. Il a en effet une légère inflammation par rapport à ses blessures. C’est logique car le corps lutte pour réparer. Vivement la journée de repos ! Il a le mental, il n’y a aucun doute là-dessus, et pour l’instant on est agréablement surpris de ce qu’il fait sur le Tour ». Quoi qu’il arrive, les performances de Barguil sont très prometteuses, et avec un tel mental, il est encore capable de surprendre un peu plus.

Romain Bonte