Warren Barguil (Arkea-Samsic) lors de la présentation des coureurs du Tour 2019 à Bruxelles
Warren Barguil (Arkea-Samsic) lors de la présentation des coureurs du Tour 2019 à Bruxelles | Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Warren Barguil de retour dans la lumière

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Le Tour de France 2019 marquera-t-il le grand retour de la « wawamania » ? Maillot tricolore sur le dos, Warren Barguil (Arkea-Samsic) pourrait bien redevenir le trublion des routes qu’il était il y a deux ans.

Avec Warren Barguil beaucoup de choses passent dans le regard. Depuis son succès dimanche à La Haye-Fouassière lors des Championnats de France, le Breton a les pupilles comme des ballons. Presque aussi grosses que celles du chat de Gaston Lagaffe qui orne un immeuble bruxellois non loin du centre historique. En Belgique, Barguil trépigne comme un bédéphile à la sortie du nouveau Schuiten et Peteers. Pas besoin de vous faire un dessin pour comprendre que le grimpeur d’Arkea-Samsic est enfin sorti du brouillard.

Blessures et renaissance

Révélé au grand public lors du Tour 2017 avec ses deux victoires d’étape et son maillot à pois rouge sur les Champs, Barguil avait suscité des grands espoirs. La déception n’en fût que plus grande. Surtout pour lui, meurtri par les nombreuses critiques qui avaient fleuri ici ou là et qui ont failli lui faire arrêter le vélo. Alors ce maillot bleu-blanc-rouge, c’est presque une renaissance.

Si le Breton a renoncé à dormir avec sa nouvelle tunique, il a vraiment "hâte de le porter en course" pour enfin réaliser sa portée. "J'ai fait des sorties d'entraînements et je n'ai même pas osé porter le maillot tricolore, expliquait-il dans L’Equipe cette semaine. Sans doute parce que j'ai toujours peur des critiques, peur de passer pour un tocard." Traumatisé on vous dit…

Sur les terres d'Alaphilippe

Fier de son titre et sans doute débarrassé d’une certaine pression au moment d’entamer sa 5e grande boucle, Barguil garde toutefois les pieds sur terre. "J’ai galéré pendant un an et demi alors il faut savoir rester humble, relativise-t-il. Tout n’est pas redevenu bleu du jour au lendemain. Je dois me montrer patient." Son maillot, c’est comme un bonus avant l’heure car son vrai objectif reste le Tour. On ne le verra pas se mêler à la bagarre des leaders mais plutôt sur le terrain de Julian Alaphilippe pour les victoires d’étape ou le classement de la montagne. "Mon titre ne change rien à mes plans, explique-t-il, je me suis préparé pour gagner des étapes." Tout juste remet-il de la lumière et de la confiance sur un coureur qui espère en avoir terminé avec les mauvaises ondes.