Warren BARGUIL
Warren Barguil, à l'arrivée. | MATHILDE L'AZOU

Warren Barguil aime les bordures

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Sur le visage du Breton Warren Barguil se dessine un sourire permanent. Que ce soit au départ de son premier Tour de France, ou à l'arrivée d'une deuxième étape palpitante. « J'aime les bordures », avoue-t-il, le visage marqué par le vent et la journée passée sur le vélo. Le voilà désormais 10e d'étape, et 2e Français du général (22e).

« J'aime les bordures, je n'ai jamais été trop mauvais pour ça, mais chez les pros c'est plus difficile, ça roule un peu plus vite (rires) ». Même après cinq heures sur le vélo, Warren Barguil ne perd jamais une occasion de plaisanter. Le coureur de Giant-Alpecin vient de réaliser un très bon coup aujourd'hui, puisqu'il s'est retrouvé dans le premier peloton, avec Froome et Contador. Avec lui, un seul autre Français, Tony Gallopin (Lotto-Soudal) : « Je pensais être le seul Français dans le groupe, mais quand j'ai vu Gallopin on a rigolé tous les deux. Je pense qu'il était aussi un peu surpris que je sois là ».

Warren Barguil participe actuellement à son premier Tour de France, après deux Tours d'Espagne réussis (deux victoires d'étapes et une huitième place au général). Hier lors du contre-la-montre de 13,8 kilomètres, « Wawa » comme il est surnommé, est arrivé 127e à 1'27 du vainqueur Rohan Dennis. Aujourd'hui, il arrive avec 1'28 d'avance sur le peloton, preuve que le Tour est une succession de jours qui ne se ressemblent pas. Même s'il se définit comme « un coureur de Grand Tour », le jeune homme ne souhaite pas s'avancer sur la suite de sa première Grande Boucle. « Pour le général on  verra. Ce qui est pris n'est plus à prendre, mais trois semaines ça reste long ».

Alors qu'il se dirige vers son bus, cet ancien vainqueur du Tour de l'Avenir reconnaît tout de même que cette performance est « bonne pour le moral, même si le Tour ne fait que commencer », lui qui sort d'un début de saison marqué par les chutes. Et le moral, le Breton en a à revendre. Lors de la dernière Vuelta, sur l'avant-dernière étape, il était proche de l'abandon en début de journée. Malade, trahi par son corps déjà fatigué par trois semaines de course. Et finalement, Warren Barguil a tenu le choc, s'est accroché grâce à son équipe, mais aussi son mental de fer. Il termine finalement sixième de l'étape, et consolide sa place dans le top 10 du général. Preuve que le Breton pourrait bien nous surprendre sur ces trois semaines. Et avec le sourire.