Vincenzo Nibali
Vincenzo Nibali, cet après-midi, à Utrecht. | MATHILDE L'AZOU

Vincenzo Nibali : « Jouer mes cartes au jour le jour »

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Il est arrivé au Plaza d'Utrecht, sous les flashes des photographes et une horde de journalistes. Lunettes de soleil sur le nez, « pour se protéger des flashes », Vincenzo Nibali s'est livré au jeu des questions-réponses aujourd'hui. Dernières confessions de veille de Grand Départ, du dernier vainqueur du Tour de France.

Vincenzo Nibali, comment vous sentez-vous à la veille du Grand Départ ?
Je me sens plus ou moins dans la même condition physique que l'an dernier. Après il y a beaucoup d'attentes et de pression pour moi cette saison. Mais beaucoup de coureurs, qui ont gagné plus que moi, sont eux aussi très attendus. J'ai envie de gagner ce Tour, et je suis en condition en tout cas. J'essaierai de jouer mes cartes au jour le jour.

Vous avez terminé 12e du Dauphiné Libéré. Est-ce que cette place vous a inquiété ?
Psychologiquement, le fait de ne pas avoir terminé dans les dix premiers du classement général ne m'a pas affecté. Je trouve qu'on a bien travaillé avec tout le groupe, et il était programmé que l'on soit un peu en difficulté au cours de la semaine. Avec l'équipe nous nous sommes préparés comme les années passées. Je pense qu'il est difficile d'avoir de bons résultats sur le Dauphiné ainsi que sur le Tour de France, donc  c'était normal de me voir à ce niveau.

Alberto Contador, l'un de vos principaux adversaires, a couru le Giro, et l'a remporté. Pensez-vous qu'il puisse en faire de même sur le Tour ?
Je ne sais pas si Alberto Contador aura suffisamment récupéré ou non de son Giro. Avec lui, rien n'est impossible, donc on peut s'attendre à tout ! J'ai vu qu'il était très en forme à la Route du Sud, mais je n'en sais pas plus sur sa condition. Je vais faire ce que je peux pour défendre mes chances face à lui.  Mais ça va être également difficile face à des concurrents comme Froome, Quintana ou encore Bardet et Pinot.


Que pensez-vous de la première semaine qui arrive ?Et du prologue, qui démarre demain ?
La première semaine va être très dure, très nerveuse. D'habitude les premiers jours du Tour ne sont pas aussi durs. Cette année il y a les pavés, le mur de Huy.. Je vais essayer de faire de mon mieux, comme toujours. Cette année je vais pouvoir compter sur Lars Boom, qui a gagné l'étape des pavés l'an dernier, et qui va donc m'épauler. C'est une très bonne chose.
Aujourd'hui nous avons roulé deux heures avec le vélo de contre-la-montre. Demain matin nous pourrons aller reconnaître le circuit, quand les routes seront barrées et réservées à la course.


Finalement, comment abordez-vous ce Tour 2015 ?
On vient sur le Tour avec l'objectif de bien faire, mais aussi de nous amuser. Ma préparation n'a pas été idéale, avec ma blessure. Je n'ai pas non plus été en très grande forme, alors que j'ai suivi la même préparation que l'an dernier, mais aujourd'hui je me sens bien.