Lavenu
Vincent Lavenu, patron de l'équipe AG2R-La Mondiale | DR

Vincent Lavenu : "Un bon résultat global"

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Avant l’ultime étape de ce Tour de France entre Sèvres et les Champs-Elysées, le manageur de l’équipe AG2R-La Mondiale, Vincent Lavenu, dresse son bilan de cette édition 2015. Les premiers objectifs de placer deux coureurs dans le Top 5 n’ont certes pas été atteints, mais au final, les résultats de la formation de Chambéry ont de quoi satisfaire son dirigeant.

Même si tout n’a pas été parfait, votre Tour est-il finalement réussi ?
Vincent Lavenu :
Il faut rester sur des images fortes : deux victoires d’étape, sixième du général, on a toutes les raisons d’être heureux. C’est quand même un bon résultat global, même si on avait la perspective de remporter ce maillot à pois, mais ça s’est fait avec les meilleurs, à la pédale, donc il n’y a pas de regret. On sait que quand Froome va chercher les points, et il était obligé de le faire, Romain a laissé les points à Froome. On n’a pas de regret, on fait un très beau Tour de France.

Après la belle édition 2014, n’aviez-vous pas trop de pression avant ce Tour ?
V.L. :
Personnellement je n’avais pas peur de cette pression. Peut-être que certains coureurs l’avaient, car il y avait beaucoup d’attente. On savait que l’on avait fait un Tour exceptionnel l’année dernière, et que si on arrivait à réussir le même, cela aurait été aussi exceptionnel. L’important était d’avoir un état d’esprit conquérant, collectif, et c’est ce que l’on a réussi à faire.

Ce n’était pourtant pas si simple…
V.L. :
On n’a jamais baissé les bras, même après les premières difficultés dans les Pyrénées. Les coureurs ont su rebondir, et Romain a encore passer un palier cette année. Avec une ou deux années supplémentaires, il pourra vraiment rivaliser pour le très très haut niveau.

Est-ce que l’on peut dire que Romain Bardet sauve votre Tour ?
V.L. :
Romain sauve le Tour, mais il y a la belle victoire d’Alexis, on a eu pas mal de pépins aussi. Jean-Christophe Péraud n’était plus trop opérationnel après sa chute, même s’il va terminer le Tour. Ben Gastauer qui avait rempli un très grand rôle l’an dernier était malade. On était diminué, et malgré tout, l’équipe s’en est bien sortie.

Vous deviez aussi faire face à une très forte concurrence…
V.L. :
C’est le très haut niveau. On savait que Contador, Froome, Nibali, Quintana, Valverde, tout le monde était là ! Le gratin du cyclisme international était là. Nous on se situe dans une catégorie d’équipe légèrement en-dessous des grandes armadas, mais on a des coureurs en devenir. Et avec un bon état d’esprit, le collectif, on a réussi à faire quelque chose d’exceptionnel.

Maintenant que ce Tour se termine, pensez-vous déjà à l’année prochaine ?
V.L. :
On pense en permanence à l’année prochaine, et aux années futures. On construit petit à petit. Il faut savoir consolider le groupe. Je crois que la base de l’équipe est très bonne. On a quand même beaucoup de jeunes coureurs, ce qui nous laisse espérer des perspectives intéressantes. On a tout le travail de fond qui est fait avec le centre de formation, et qui nous amène petit à petit des jeunes coureurs. Romain Bardet en est la parfaite illustration. On travaille dans la durée, on a la chance d’avoir des partenaires (AG2R et Focus) qui nous font confiance pour quatre ans encore, et on est bien loti dans le paysage du cyclisme international.

Romain Bonte