Tejay van Garderen (BMC)
Tejay van Garderen (BMC) a fini à bout de forces avant d'abandonner. | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Van Garderen jette l’éponge

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Sensation sur la route du Tour de France, avec l’abandon de Tejay van Garderen (BMC) lors de la 17e étape de cette édition 2015, reliant Digne-les-Bains à Pra-Loup. Troisième du classement général, l’Américain était visiblement malade et a été distancé dès les premières pentes du Col de Lèques, avant de lâcher l’affaire, à bout de forces, dans l’ascension du Col de la Colle Saint-Michel. Un épilogue inattendu pour l’un des outsiders dans la course au podium final à Paris.

« TVG » rêvait en grand dans ce Tour 2015. Grand espoir du cyclisme mondial, le natif de Tacoma se voyait bien bouleverser la hiérarchie et bousculer les grands favoris, jusqu’à se voir en vainqueur de l’épreuve au terme d’une première semaine bien négociée. La deuxième avait calmé ses ardeurs. Lâché par les Sky et Nairo Quintana dans la montée vers La Pierre Saint-Martin, comme tout le monde finalement, Van Garderen pointait à 3’32’’ de Chris Froome au classement général. Mais il était plus que jamais dans le coup pour une place dans le Top 5, voire le Top 3. 

Le leader de la BMC en était conscient, défendre sa place sur la boîte ne serait pas une mince affaire, face à la menace conjuguée d’Alberto Contador et Alejandro Valverde. Mais il se disait « prêt à relever le défi » dans une interview donnée ce mercredi matin à Francetv Sport. Mais son corps l’a trahi au plus mauvais moment. A la grande surprise de son équipe, Van Garderen a connu un jour sans. Il s’est même trouvé à la peine pour suivre ses équipiers l’ayant attendu afin de le ramener au sein de peloton maillot jaune.

A bout de forces, le meilleur jeune du Tour 2012 ne pouvait pas aller plus loin. Sa deuxième place au Dauphiné, derrière Froome, avait fait naitre des espoirs chez lui qui ne trouveront pas leur concrétisation à Paris dimanche. Cinquième du général en 2012 puis en 2014, Van Garderen s’était classé 45e en 2013. Si la série se poursuit, il faudra se méfier de l’Américain l’année prochaine. En attendant, il laisse virtuellement Valverde sur le podium. L’Espagnol ne s’en plaindra pas.

Geoffrey Steines