Nibali public Utrecht 2015
Vincenzo Nibali (Astana) échange avec le public connaisseur d'Utrecht | DIRK WAEM / BELGA MAG / BELGA/AFP

Utrecht fête les coureurs du Tour

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Amoureux invétérés du vélo, les habitants d’Utrecht ont honoré de la plus belle des manières les acteurs du 102e Tour de France lors de la traditionnelle présentation au public dans le parc Lepelenburg.

Le réconfort avant l’effort. Pour une fois, le plaisir est arrivé avant la souffrance pour le peloton. Les 198 coureurs du Tour ont défilé, sur l'eau puis sur la route, sourire aux lèvres face à une foule immense et connaisseuse. Il n’a pas fallu longtemps pour allumer la mèche au cours de cette chaude fin d’après-midi. Apparu en premier, smartphone en main pour immortaliser le moment, Bauke Mollema a enflammé le public. « C’est très spécial d’être ici, devant son public, dans son propre pays. C’est un grand jour », a lancé le rouleur de l’équipe Trek. Tout au long de la présentation, les Néerlandais ont fait recette. Tous ont eu la cote. Un a cassé la baraque. Le cœur du public a fait boum quand Lars Boom est monté sur la scène. Le Batave a fait ses premiers tours de roue dans la région et habite toujours dans les faubourgs d’Utrecht. « C’est beaucoup d’émotion d’être là car je ne suis qu’à 6 km de la maison. C’est très spécial. »

« I don’t speak english »

Spécial, ça l’est aussi pour les Français qui ont de moins en moins l’occasion de partir de chez eux (six fois sur les neuf dernières éditions, ndlr). Un regret pour Jérémy Roy de la FDJ qui n’a connu que Brest (2008) et la Vendée (2011) comme départ du Tour en France. Jérôme Coppel (IAM), qui n’avait « jamais vu une telle foule », n’est lui pas contre à condition de ne pas s’exiler au Canada ou dans des pays où le décalage horaire sera difficile à effacer. En plus, question la langue anglaise, c’est aussi très compliqué pour les « Frenchies ». Sur la scène, aucun n’a voulu se lancer malgré les questions du speaker qui a fini par ne leur parler qu’en Français. La tête rentrée dans les épaules, Nacer Bouhanni s’est montré sous son mauvais jour, expédiant les réponses pour mieux aller se reposer à son hôtel. Le sprinteur de Cofidis a des circonstances atténuantes, pas Bardet (AG2R La Mondiale) qui a refilé la patate chaude à Bakelants.

Gesink veut du bruit

Tout ça n’est pas si grave car ce qui compte, c’est ce que les coureurs vont donner sur la route. Et ils ne sont pas avares. Pour aller vite devant son public, Robert Gesink a demandé « beaucoup de bruit » aux spectateurs. Il a été servi quand Nairo Quintana a fait son tour d’honneur. Le Colombien a été acclamé presque comme un futur vainqueur du Tour. Une vraie rockstar. Sans pression malgré la grosse première semaine qui les attend, les autres leaders ont également joué le jeu en tapant dans les mains des spectateurs. Contador, Froome et Nibali avaient le sourire. Encore deux jours et ça risque de changer.

Montez sur le podium avec Bauke Mollema