Tour de France - Vincent Lavenu (AG2R) après le cas de Covid dans son staff : "Le risque zéro n'existera jamais"

Publié le , modifié le

Auteur·e : Xavier Richard
Vincent Lavenu portrait présentation de l'équipe AG2R La Mondiale en janvier 2011
Vincent Lavenu | AFP - Jacques Demarthon

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

Interrogé par France tv Sport, Vincent Lavenu, dirigeant d'AG2R La mondiale, est revenu sur le cas révélé ce mardi de Covid-19 au sein de son staff.

Comment s'est passé la journée de repos hier ? Un peu particulière notamment avec les tests passés le matin ?
Vincent Lavenu
 : "Traditionnel ! Concernant le sport évidemment une gestion de la journée avec toujours un peu de vélo, en respectant les horaires habituels pour ne pas transformer les organismes. Voilà, une belle journée, un hôtel formidable et puis ces fameux tests qui viennent contrarier la journée. C’est comme ça, on doit s’adapter à la situation."

La bonne nouvelle, c’est qu’aucun coureur n’est positif mais vous avez un membre du staff qui est positif. Vous pouvez nous en dire plus ?
VL
 : "Oui, on a un membre du staff qui a été déclaré positif suite aux tests effectués avant-hier, donc on a appris ça hier matin. Notre médecin responsable nous a prévenus et aussitôt on a pris les mesures adéquates pour écarter ce membre du personnel potentiellement à risque. Je dis bien potentiellement parce que cette personne-là avait été testée négative mais on a pris les mesures qui étaient nécessaires en adéquation avec les règles qui ont été définies par l’UCI, les organisateurs. Moi, je pense surtout à cette personne-là qui a été touchée par le mauvais sort, alors que c’est une personne sérieuse et ça montre bien que ça peut tomber à tout moment sur tout le monde."

Romain Bardet est très bien classé au général. Est-ce que ça représente un stress supplémentaire d’avoir un membre du staff positif ?
VL
 : "Non, mais après derrière nous on gère tout ça avec les coureurs. C’est-à-dire qu’on ne doit pas amener du stress supplémentaire. On doit dire les choses d’une manière juste. Les informer quand il le faut, de manière équitable, sans amener du stress. Aujourd’hui, les coureurs sont concentrés sur un sujet. Évidemment s’il y avait une deuxième personne qui était touchée ça aurait été beaucoup plus grave. Mais aujourd’hui, on est sur la course et on pense à la course."

Est-ce que vous pouvez faire encore plus en matière de protocole pour éviter ce genre de mésaventure ? 
VL
 : "On est à l’écoute de toutes les recommandations qui sont établies par les autorités sanitaires. On a un médecin responsable qui est très strict là-dessus. Voilà, on redouble de vigilance sur toutes les mesures : les masques, les lavages de main, la distanciation. Mais on est à la merci d’une femme de chambre qui a touché un oreiller ou une assiette portée par quelqu’un... Le risque zéro n’existera jamais."