Tour de France : Un début d'étape montagneux sur la route Napoléon, une arrivée promise aux sprinteurs... la 3e étape en questions

Publié le , modifié le

Auteur·e : Adrien Hemard
Sam Bennett remporte la 1re étape du Tour Down Under, le 21 janvier 2020
Sam Bennett, le sprinteur de Deceuninck-Quick Step | AFP

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Après un week-end animé, il est l’heure de quitter la Côte d’Azur pour le peloton. Au programme de cette 3e étape entre Nice et Sisteron : quatre difficultés répertoriées, un sprint intermédiaire et une arrivée groupée sans doute, après une étape de 198 kilomètres montagneux mais sûrement plus calme que les deux premières journées.

• Quel profil ?

Pour la troisième fois en autant de jours, le Tour partira de Nice. Mais cette fois, le peloton ne reviendra pas dans la baie des Anges : direction les Alpes de Haute Provence et Sisteron. En longeant une bonne partie de la route Napoléon, les coureurs vont enchaîner les difficultés dans une étape plutôt montagneuse jusque ses 50 derniers kilomètres avec  3 100 m de dénivelé. Après trois cols de 3eme catégorie, et un de 4eme, le peloton retrouvera des routes plus plates à partir de Digne-les-Bains, où se tiendra le sprint intermédiaire à 37 km de l’arrivée. Largement de quoi donner le temps aux équipes de s’organiser en vue d’un sprint massif à Sisteron, à moins qu’une échappée de costauds ne tienne la distance.

 

Tour de France : Un début d'étape montagneux sur la route Napoléon, une arrivée promise aux sprinteurs... la 3e étape en questions

• Quels pièges ?

Après les 4 000 m de dénivelé de la deuxième étape, les coureurs en avaleront plus de 3 000 ce lundi. Attention donc à ne pas sous-estimer le tracé du jour, qu’il faudra bien négocier après les deux premiers jours exigeants à Nice. D’autant que le début d’étape empruntera des routes sinueuses, et des difficultés méconnues au cœur des Alpes de Haute Provence. Autrement dit, si l’arrivée semble promise aux sprinteurs, toute la première moitié de l’étape sera bien montagneuse. Attention à ne pas se faire surprendre par une échappée de baroudeurs capable de tenir tête au peloton, même sur la fin d’étape plus plate.

• Quel coureur à suivre ?

Si l’échappée de baroudeurs n’est pas à exclure, l’arrivée à Sisteron semble promise aux sprinteurs. Comme toujours dans ce cas, difficile de sortir un nom parmi la flopée de prétendants, même si les flèches sont moins nombreuses cette année dans le peloton. Toutefois, après le premier sprint chaotique de samedi à Nice, difficile de ne pas imaginer Caleb Ewan (Lotto-Soudal), Bryan Coquard (B&B - Vital Concept), Christophe Laporte (Cofidis) ou Elia Viviani (Cofidis) - entre autres - être revanchards et se mêler à la lutte. Tous ont souffert hier dans la deuxième étape montagneuse, mais s’il fallait en choisir un, cela pourrait être Sam Bennett. L’Irlandais de la Deceuninck-Quick Step a levé le pied très tôt hier dans la montagne, et dispose d'équipiers de choix, alors que Caleb Ewan en a déjà perdu deux sur abandon. A moins qu’Alexander Kristoff ne repointe le bout de son nez, après sa victoire inaugurale samedi.

• Qu’en pense notre consultant Yoann Offredo  ?

On va arriver dans des altitudes déjà élevées avec des cols importants. Habituellement, les coureurs ont droit à un temps d’adaptation. Alors que là, il faudra être à son pic de forme, relativement parlant, dès le départ. Il faudra être compétitif, et ce, d’entrée. Ce sera donc un premier bon indicateur des forces en présence et surtout des équipes. On pourrait donc avoir le premier combat entre les deux grandes équipes que sont Jumbo-Visma et Ineos.”

• Quels horaires ?

Départ fictif : 12h10
Départ réel : 12h20
Passage au col du Pilon (km55) : 13h38
Passage au col de la Faye (km63) : 13h51
Passage au col des Lèques (km117) : 15h08
Passage au col de l’Orme (km152) : 15h58
Sprint intermédiaire au km 160 : 16h09
Arrivée à Sisteron: 17h03