Tour de France : surpris, Benoît Cosnefroy savoure son maillot à pois

Publié le , modifié le

Auteur·e : Adrien Hemard
Benoît Cosnefroy

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Parti avec l’échappée dès le kilomètre zéro, Benoît Cosnefroy a fini l’étape largué par le peloton, mais avec un beau cadeau dans sa besace : son premier maillot distinctif sur le Tour, le maillot à pois. Une surprise qu’il savourait à la descente du vélo.

Julian Alaphilippe n’est pas le seul cycliste tricolore heureux après la deuxième étape du Tour de France 2020 à Nice. Et pour cause, il n’est pas le seul à être monté sur le podium protocolaire. Élu combatif du jour, et surtout nouveau maillot à pois de meilleur grimpeur, Benoît Cosnefroy affichait un large sourire après l’arrivée. “Ca représente beaucoup, déjà parce que c’est mon premier podium protocolaire. J’en suis heureux. Ce maillot à pois me fait rêver. Je suis heureux de le revêtir”, a-t-il apprécié. 

Une première pour Cosnefroy

Au départ de cette étape, celui qui, comme beaucoup, avait chuté lors de l’étape inaugurale n’avait pas fait de ce maillot un objectif au départ dimanche matin, comme il l’a expliqué : “Ca n’était pas forcément l’objectif au départ mais ça l’est devenu dans l’échappée. Je savoure le moment”. Pour preuve, avant le départ, Julien Jurdie, son directeur sportif, expliquait : “Le menu du jour est très alléchant, c’est rare d’avoir un deuxième étape du Tour de France aussi difficile avec deux grands cols qui vont vite arriver. (...) J’espère qu’on sera là à tous les échelons. L’équipe AG2R a la capacité d’être acteur de cette étape”. Mais le directeur sportif d’AG2R pensait plutôt à Romain Bardet.

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C’est pourtant bien Benoît Cosnefroy qui a animé l’étape, maillot de l’équipe savoyarde sur le dos, en lançant la première attaque dès le départ réel. Dans un groupe de 7 coureurs, il a passé le col de la Colmiane (1e catégorie) en tête, avant de franchir celui du Turini (1e catégorie) en deuxième position. “Ca s’est bien passé, l’échappée est partie sur le plat dès le km 0. Ca roulait très fort. La Colmiane s’est bien déroulée pour moi, le Turini ça a été un peu plus compliqué. J’ai accusé 45 secondes de retard et à 6 km du sommet je me suis remis dedans et je suis revenu à 2 km”, a-t-il analysé une fois descendu de la selle.

Rattrapé puis lâché par le peloton, il a toutefois fini devant juste Anthony Perez, qui partage avec lui la tête du classement de meilleur grimpeur, mais qui est juste derrière au général. Pour un cheveu, Benoît Cosnefroy, sur qui AG2R misera beaucoup l’année prochaine pour les Classiques, enfile donc un maillot qu’il va savourer, et tenter de défendre : “L’objectif c’est déjà de savourer ce moment. Derrière je veux forcément le défendre mais je ne me fais pas d’illusions non plus, je suis conscient de mes capacités physiques en montagne”. A terre samedi, au sommet dimanche : tel est le week-end de Benoît Cosnefroy.