Tour de France : Marc Hirschi s'offre la 12e étape après un nouveau numéro en solitaire

Publié le , modifié le

Auteur·e : Andréa La Perna
Marc Hirschi Tour de France 2020

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Frustré par deux fois depuis le début du Tour de France 2020, Marc Hirschi (Sunweb) a enfin été récompensé. Le Suisse s'est imposé en solitaire ce jeudi à Sarran lors de la 12e étape, après avoir porté le coup fatal dans le col du Suc au May à plus de 25 km de la ligne d'arrivée. Primoz Roglic (Jumbo-Visma) reste solidement accroché à son maillot jaune.

La troisième fois était la bonne ! Battu à Nice d'une roue par Julian Alaphilippe, puis rattrapé à 2 km de Laruns par les cadors malgré un numéro exceptionnel en solitaire, Marc Hirschi (Sunweb) a enfin pu exulter ce jeudi à Sarran au terme de la 12e étape du Tour de France 2020. Le jeune Suisse s'est évadé d'un groupe de contre dans le col du Suc au May à 28km de l'arrivée et a roulé seul contre tous, prenant encore de grands risques dans les descentes. Le champion du monde espoirs 2018, qui vient de fêter ses 22 ans, s'offre sa toute première victoire au plus haut niveau, à l'occasion de sa première participation à un grand tour.

Derrière, c'est le Français Pierre Rolland (B&B Hotels-Vital Concept) qui s'offre une très jolie 2e place, en coupant la ligne 47 secondes après Hirschi. C'est Soren Kragh Andersen, coéquipier du Suisse chez Sunweb, qui complète le podium. Au terme de la plus longue étape de ce Tour de France 2020, aucun changement n'est à noter dans la hiérarchie au classement général. Primoz Roglic (Jumbo-Visma) reste leader et maillot jaune avec 21 secondes d'avance sur Egan Bernal (Ineos Grenadiers).

6 hommes dans la nasse 

La bataille pour prendre l'échappée a été âpre, bousculée par les ambitions des baroudeurs et par la bataille des sprinteurs en vue du sprint intermédiaire. Frustré la veille et en opération reconquête du maillot vert, Peter Sagan (Bora Hansgrohe) a été marqué à la culotte par la Deceuninck-Quick Step de son adversaire Sam Bennett. C'est un groupe de 4 qui a fini par s'échapper en costauds, composé d'Imanol Erviti (Movistar), de Luis Leon Sanchez (Astana), de Nils Politt (Israël Start-up Nation) et de Maximilian Walscheid (NTT). 

Derrière, plusieurs vagues ont tenté de rejoindre ce petit groupe, mais le filtrage était drastique. Seuls deux hommes ont réussi à s'envoler : Kasper Asgreen (Deceuninck-Quick Step) et Mathieu Burgaudeau (Total-Direct Energie). Après un effort sur 40 km, ils ont réussi à renforcer le groupe de tête. Mais l'écart avec le peloton, emmené par la formation Bora-Hansgrohe, n'a jamais dépassé les 3 minutes.

Les fuyards ont été gardés à distance raisonnable pour éviter à la fois un contre au sein du peloton tout en gardant les moyens de briser leurs chances de victoire. Encore battu au sprint intermédiaire par Sam Bennett et Michael Morkov, Peter Sagan pouvait encore viser le succès à Sarran. Plus endurant que les autres sprinteurs, le Slovaque avait beaucoup plus de chances de s’accrocher dans le Suc au May, l’ascension redoutée de la journée (3.8km à 7.7%).

Sunweb met le paquet

Au pied de la Croix de Pey, une accélération du peloton a poussé l’échappée à exploser. Imanol Erviti et Kasper Asgreen ont été les derniers à tenir le bras de fer. Alors que les sprinteurs perdaient le contact avec le gros du peloton, plusieurs groupes de contre sont sortis dans la côte et un groupe de 6 coureurs s’est constitué devant avec Maximilian Schachmann (Bora-Hansgrohe), Marc Soler (Movistar), Quentin Pacher (B&B Hotels-Vital Concept), Marc Hirschi (Sunweb), Tiesj Benoot (Sunweb) et Soren Kragh Andersen (Sunweb).

Idéalement emmené par ses deux coéquipiers, Hirschi a contré Soler dans le Suc au May pour prendre seul la tête de la course. L'Espagnol et Schachmann n'ont jamais réussi à revenir à moins de 30 secondes du Suisse. Derrière, Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) a tenté sa chance en sortant du peloton, mais c'était trop tard et le Français a longtemps plafonné derrière le duo Soler-Schachmann avant de tenter de combler 40 secondes tout seul dans les 4 derniers km, en vain.