Tour de France 2021 : Les Pyrénées en force, deux chronos et le retour du Ventoux... Ce qu'il faut retenir du parcours

Publié le , modifié le

Auteur·e : Adrien Hemard
Tour de France

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Après une édition 2020 très montagneuse, le Tour de France renoue avec un parcours un peu plus classique pour l’édition 2021 qui s’élancera de Brest le 26 juin pour une arrivée à Paris le 18 juillet. Au programme : deux contre-la-montre, un passage très rapide dans les Alpes, une grande semaine dans les Pyrénées, et le grand retour du Mont Ventoux, entre autres. Voici ce qu’il faut retenir du parcours 2021.

• Un grand départ de Bretagne

Si le Tour 2020 a pu aller à son terme sans incident, la pandémie mondiale de Covid-19 plane toujours au dessus de la Grande Boucle. Pour preuve : le départ initialement prévu au Danemark en juillet 2021 aura finalement lieu en Bretagne. Effet domino : il a aussi été avancé d’une semaine en raison du report des Jeux Olympiques à juillet 2021, afin de ne pas se chevaucher avec la course cycliste à Tokyo. Toujours est-il que, comme annoncé cet été, le Tour partira de Bretagne. Cette terre de cyclisme, qui a accueilli les championnats de France et d’Europe en 2020, comptera quatre étapes qui traverseront le massif armoricain, à ne pas sous-estimer. A noter par exemple le retour du Mûr-de-Bretagne, qui s’invite sur la Grande Boucle pour la 4e fois en dix ans (2011, 2015, 2018). 

Tour de France 2021 : Les Pyrénées en force, deux chronos et le retour du Ventoux... Ce qu'il faut retenir du parcours

• Un tracé plus roulant, moins montagneux

Forcément, partir de Brest n’offre pas les mêmes possibilités que le grand départ niçois de 2020. Et on ne parle pas de soleil. Depuis le Finistère, la montagne est plus difficile à aller chercher, et il faudra attendre une semaine avant de voir la première vraie étape alpine (Oyonnax-Le Grand Bornand), là où l’édition 2020 grimpait dès la deuxième journée. Mais ce n’est pas tout. Après une édition 2020 parfois critiquée pour son aspect trop montagneux, ce qui avait notamment effrayé pas mal de sprinteurs, A.S.O a revu sa copie en dessinant un parcours plus diversifié. D’autant plus que montagne n’avait pas rimé avec spectacle en septembre dernier, l’équipe Jumbo-Visma y verrouillant la course. En juillet 2021, ce sera donc plus compliqué de cadenasser le peloton. Et pour cause : il faudra composer avec deux contre-la-montre plats, et plusieurs étapes de plaines propices aux bordures. Autrement dit, après avoir fait la part belle aux grimpeurs en 2020, le Tour fait maintenant les yeux doux aux rouleurs et veut se réconcilier avec les sprinteurs. Une bonne nouvelle pour le spectacle, sans doute.

• Les chronos de retour

L’un des symboles forts de ce parcours plus roulant, c’est le retour en grâce du contre-la-montre. L’an passé, le tracé ne comptait qu’un chrono, qui plus est assez montagneux, mais qui avait renversé le Tour. En 2021, retour aux classiques pour la Grande Boucle avec deux contre-la-montre, dont le second à la veille de l’arrivée sur les Champs-Elysées. Surtout, ces deux chronos seront courts et essentiellement plats, entre Changé et Laval pour le premier, et Libourne et Saint-Emilion pour le second. De quoi chambouler le classement général comme Tadej Pogacar sur la Planche des Belles Filles en septembre dernier ? C’est sûrement l’idée. Quoi qu’il en soit, cela diversifie les profils de favoris pour la victoire finale. Pas sûr en revanche que cela convienne aux grimpeurs français…

• Une édition très française

Par les temps qui courent, prudence est mère de sûreté. C’est ce qu’a dû se dire Christian Prudhomme au moment d’esquisser les grandes lignes de ce Tour 2021. Si le directeur du Tour affirme avoir reçu encore des centaines de candidatures pour accueillir la course, il n’a cette année pas délocalisé l’évènement. Le grand départ danois ayant été remis à 2022, seul le crochet par Andorre fera de cette édition un Tour de France international. En revanche, pas de passages en Espagne, en Italie ou en Suisse. On ne le souhaite évidemment pas , mais si la crise sanitaire rythme toujours nos vies en juillet 2021, cela sera plus simple à gérer pour l’organisation. Bien vu.

• L’étape que Julian Alaphilippe va gagner 

Ce n’est pas tous les ans qu’on a un champion du monde français sur la route du Tour de France, mais ce sera le cas en 2021 avec Julian Alaphilippe vêtu de son maillot arc-en-ciel, attendu depuis 23 ans par le public tricolore. Et coup de chance : c’est tous les ans (en tout cas depuis 2018) que le puncheur français accroche au moins une victoire d’étape sur la Grande Boucle : 2 en 2018, 2 en 2019, 1 en 2020. Quelle sera l’heureuse élue en 2021 ? Comme sur les deux dernières éditions, ce sera en début de Tour, et même dès la deuxième journée avec l’arrivée taillée pour lui et son exploité à Mûr-de-Bretagne. Vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenus. 

• Les Alpes escamotées, les Pyrénées en juge de paix

Traversées deux fois en 2020, les Alpes n’auront le droit qu’à deux petites étapes en juillet 2021, dans une logique d’alternance avec les Pyrénées. Deux jours le temps d’escalader le col de la Colombière avant de basculer sur le Grand Bornand d’abord, mais surtout le temps d’une étape reine entre Cluses et Tignes. Privée d’arrivée par un orage en 2019, la station de ski sera cette fois bien au rendez-vous, après une longue journée marquée par 5 difficultés dont le Cornet de Roselend et l’interminable montée vers Tignes. Après cela, c’est dans les Pyrénées que les grimpeurs pourront s’expliquer. Et là, il y en aura pour tous les goûts avec quatre étapes en dernière semaine. On retrouvera ainsi les cols du Tourmalet, de Peyresourde, du Portet, ainsi que ceux de la principauté d’Andorre. 

• Un doublé historique au Ventoux

Entre les Alpes et les Pyrénées, la Grande Boucle fera un détour non négligeable par la Provence. Et qui dit Provence et Tour de France dit Mont Ventoux. Cinq ans après, le mont chauve aux paysages lunaires sera de retour. Et comme si cela nous suffisait pas, il le sera deux fois. En effet, pour la première fois de l’historie du Tour de France, le peloton grimpera deux fois le Géant de Provence avant d’arriver à son pied à Malaucène. Cela se passera le 7 juillet, et ça sera à ne pas manquer. Surtout qu’en 16 participations au Tour, le Ventoux a rarement déçu. En 2016, malgré une fin d’étape raccourcie au Chalet Reynard à cause du vent, le scénario avait été complètement fou avec un Christopher Froome à pied dans l’ascension, suite à une chute avec une moto.