Tour de France 2019 : Le Tour se cherche encore un patron du sprint

Publié le , modifié le

Auteur·e : Théo Gicquel
Elia Viviani, Caleb Ewan, Dylan Groenewegen, qui gagnera mardi ?
Elia Viviani, Caleb Ewan, Dylan Groenewegen, qui gagnera mardi ? | Bettini Luca / BettiniPhoto / DPPI

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Toutes les étapes de sprint de ce Tour de France 2019 ont été remportées par un coureur différent. Viviani, Sagan, Groenewegen et Ewan ont tous raflé un bouquet sur cette Grande Boucle. Le signe d'un plateau dense et équilibré qui tranche avec les dernières années, où un homme marquait les arrivées massives de son empreinte.

Le Tour de France n'était plus habitué à ça. A l'entrée de la dernière semaine de course, avec encore deux étapes normalement dévolues aux sprinteurs, aucun bolide de ce Tour 2019 n'a levé les bras plus d'une fois. Dylan Groenewegen (Jumbo-Visma), Elia Viviani (Deceuninck-Quick-Step), Caleb Ewan (Lotto-Soudal), Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) : avec une victoire chacun, la marque est parfaitement répartie entre les hommes les plus rapides du peloton.

Le signe d'une homogénéité du sprint, mais aussi l'absence d'un cador comme les années précédentes nous y avaient habitués : 3 victoires pour Sagan en 2018, 5 pour Marcel Kittel en 2017, 4 pour Mark Cavendish en 2016, 4 pour André Greipel en 2015... 

Une hiérarchie floue

Le renouvellement de génération a nivelé la concurrence. Cavendish (34 ans), absent du Tour pour la première fois depuis 2006, est en fin de parcours. Kittel (31 ans) s'est mis en retrait du cyclisme. Greipel (37 ans) traverse ce Tour comme un fantôme, freiné par le poids des ans. Le trio Viviani-Ewan-Groenewegen a certes pris le pouvoir, mais aucun ne se détache réellement. Ce Tour en est une nouvelle illustration. 

Même Peter Sagan, qui fonce vers le record absolu de maillots verts, n'est pas aussi décisif qu'à l'accoutumée. En 2016 et 2018, le Slovaque avait abordé la troisième semaine avec au moins deux victoires. 

Signe d'un plateau de sprinteurs équilibré, on a même vu un coureur polyvalent comme Wout van Aert (Jumbo-Visma) venir rafler un bouquet devant tous les spécialistes à Albi (10e étape). Mardi, à Nîmes, les grosses cuisses ont une des deux dernières occasions de doubler la mise après un week-end pyrénéen que tous ont pu passer dans les délais.

Au tour de Kristoff ?

L'arrivée est jugée au bout d'une ligne droite de 3 kilomètres, dont les 380 derniers mètres à vue. Pour les sprinteurs, la victoire est en vue si le vent ne vient pas créer des bordures. La bosse non-répertoriée à 19 kilomètres devrait elle être avalée à vive allure par les équipes de sprinteurs.

Lors de la dernière venue du Tour dans la préfecture du Gard en 2014, c'est Alexander Kristoff (UAE Emirates) qui s'était imposé. Discret jusqu'à présent, le Norvégien pourrait s'ajouter à la longue liste de vainqueurs uniques sur cette Grande Boucle. Et prolonger ce statu quo jusqu'au bouquet final des Champs Elysées dimanche.