Le Belge Frederik Backaert accompagné par son coéquipier de la Wanty Yoann Offredo et par Michael Schar (CCC)
Le Belge Frederik Backaert accompagné par son coéquipier de la Wanty Yoann Offredo et par Michael Schar (CCC) | AFP - Anne-Christine POUJOULAT

Tour de France 2019: La Wanty dans son habituel rôle d'animatrice

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Avec deux coureurs partis dès l'entame de la 4e étape du Tour de France, la formation Wanty a largement animé la journée. Mais son manageur général ne pouvait que constater le résultat final: "Ils se sont retrouvés à deux, et finalement on termine la journée sans rien. C'est un peu un coup dans l'eau." Comme souvent, Yoann Offredo était de sortie, à sa manière. 

"Mon directeur sportif, Hilaire van der Schueren m'a dit de me relever. Je lui ait dit: 'Tu es sûr ?" Il m'a répondu: 'Fais comme tu veux'. J'ai demandé à mes deux compagnons d'échappée ce que je devais faire. Ils m'ont dit: 'Reste avec nous s'il te plaît.' Comme je suis quelqu'un de sympa, c'est ce que j'ai fait." Voilà comment Yoann Offredo a décrit le début de son échappée, lors de la 4e étape du Tour de France arrivant à Nancy.

Une sortie pas prévue

Un parcours taillé pour les sprinteurs, mais le coureur français avait encore des fourmis dans les jambes. "Franchement, je n'avais pas prévu d'y aller aujourd'hui", clame avec conviction Offredo. "Je voulais le lancer car je me doutais que cela n'allait pas trop se bousculer pour y aller et avec Jar je me suis dit qu'ils allaient passer une longue journée."

Et la philosophie de son équipe est claire: "Mettre un coureur dans un groupe de 3-4-5, c'était l'objectif pour être à l'avant", expliquait Jean-François Bourlart, le manageur général. "Beaucoup d'équipes ne veulent pas y aller dans ce genre d'étapes, car on sait que les équipes de sprinteurs contrôlent la course. Ce sont des étapes vouées à l'échec. Mais il faut tenter sa chance. Et on est une équipe de division 2, pas du World Tour. On est invités par l'organisateur, dont on doit montrer qu'on fait la course, le spectacle."

"Il se fait plaisir"

Sur son home trainer pour mieux récupérer, Guillaume Martin rigole encore de ce début d'étape: "L'idée, c'était d'aller dans l'échappée. A deux pas forcément. Yohan, je ne sais pas trop ce qui lui a pris. Il avait l'envie a priori. Il se fait plaisir. Faire une échappée sur le Tour de France, ce n'est pas sur n'importe quelle course. C'est simplement prendre du plaisir."

Lorsqu'on demande à son coéquipier Yoann Offredo s'il pourrait repartir demain, lors de la 5e étape, il répond dans un sourire: "Il ne faut pas exagérer quand même." Mais l'autre Français de l'équipe pourrait bien avoir une idée derrière la tête: "Cette étape, je l'ai reconnue", avoue Martin. "Elle sera déjà une difficile mise en bouche. Pour un homme seul, cela me paraît une mission impossible, mais une échappée pourquoi pas." Les autres équipes sont prévenues: la Wanty va continuer à animer les journées de la Grande Boucle.

De notre envoyé spécial