Tour de France 2019 : Julian Alaphilippe s'offre la 3e étape et le maillot jaune

Publié le , modifié le

Auteur·e : Hugo Monier
Julian Alaphilippe Tour de France 2019
Julian Alaphilippe | AFP

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Julian Alaphilippe a remporté la 3e étape du Tour de France entre Binche et Epernay. Le Français de la Deceuninck-Quick Step, parti à 16 kilomètres de l'arrivée, s'est imposé en solitaire pour revêtir le maillot jaune de leader du classement général.

Julian Alaphilippe a réussi son pari! Le Français de Deceuninck-Quick Step avait annoncé viser la troisième étape du Tour de France 2019, il n'a pas manqué à sa parole. Il récupère au passage le maillot jaune de leader du classement général, une première pour un coureur tricolore depuis Tony Gallopin en 2014. Pour s'offrir son troisième succès sur la Grande Boucle, il a placé une attaque décisive à 16 kilomètres.

L'échappée condamnée 

Ils étaient cinq à avoir tenté leur chance en début d'étape. Après plusieurs départs avortés à la sortie de Binche, Stéphane Rossetto (Cofidis), Tim Wellens (Lotto-Soudal), Paul Ourselin (Total Direct Energie), Yoann Offredo (Wanty-Gobert) et Anthony Delaplace (Arkea-Samsic) ont réussi à faire le trou. Repris dans les 20 derniers kilomètres de la première étape, Rossetto n'a pas eu plus de chance aujourd'hui. Le quintette a pris jusqu'à 6 minutes d'avance, avant de voir le peloton s'activer sous l'impulsion d'un axe belgo-néerlandais particulièrement intéressé par le final d'Epernay. D'un côté, la Deceuninck-Quick Step pour Julian Alaphilippe, de l'autre la Jumbo-Visma pour Wout van Aert et le maillot jaune Mike Teunissen.

Wellens a fait de la résistance

L'écart a fondu progressivement, poussant Wellens à une attaque à 48 kilomètres de l'arrivée. Pas rassasié de contre-la-montre après l'étape de la veille, le Trudonnaire s'est offert un long effort solitaire. Seul, il a affronté la côte d'Hautvillers (900 mètres à 10,5% de moyenne) pendant que ses anciens partenaires d'échappée étaient avalés par le peloton. L'occasion pour le Belge de prendre le maillot à pois de meilleur grimpeur, jusque-là sur les larges épaules de Greg van Avermaet (CCC). Seul encore face à la côte de Champillon et ses 1,8 kilomètre à 6,6% de moyenne, puis celle de Mutigny (900 mètres à 12,2%).

Plus vite, plus fort

Cette dernière difficulté classée de la journée a marqué le début l'affrontement entre les prétendants à la victoire d'étape, à 16 kilomètres. D'abord marqué par Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), Alaphilippe a déposé le Slovaque avant d'atteindre le sommet. Il a repris Wellens, victime d'une crevaison, dans la foulée et récupéré cinq secondes de bonifications dans sa course au maillot jaune. Il lui restait alors 26 secondes à reprendre à Teunissen, rapidement lâché par le peloton. Son principal adversaire devenait alors un autre coureur de la Jumbo-Visma, Wout van Aert, avec 15 secondes d'avance au général. Les spectateurs ont eu droit à un nouveau contre-la-montre, réussi celui-là. Finalement neuvième à 26 secondes d'Alaphilippe, le Belge doit se contenter de la 2e place et du maillot blanc de meilleur jeune. 

"Je ne vais jamais oublier"

"On m'a prévenu à l'oreillette que ça pouvait être pour l'étape et le maillot jaune mais je pensais surtout à la victoire, a expliqué Alaphilippe à l'arrivée. J'ai vraiment réalisé quand on me l'a mis sur les épaules. J'ai mis beaucoup de choses en oeuvre pour tenter de réaliser ça, c'est incroyable. Je savais que j'étais attendu, j'ai changé un peu mes plans. La première semaine était difficile et j'avais cette opportunité là devant moi. L'avoir sur les épaules, c'est un truc que je ne vais jamais oublier. C'est la récompense de ce que j'ai au fond de moi, de tout ce que j'ai réalisé. Je suis content de donner du bonheur aux gens et de me faire mal sur le vélo pour ça.