Tour de France 2019 - 14 juillet, sprint entre costauds ou échappée : la 9e étape en questions

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Auteur·e : Christophe Gaudot
Warren Barguil
Warren Barguil | Bettini Luca / BettiniPhoto / DPPI

Après un 13 juillet magnifique pour les Français, le 14 peut-il être à la hauteur ? Les coureurs tricolores vont-ils briller, quelle stratégie pour les équipes de Sagan et Matthews et enfin à quel scénario s'attendre dans le final, ce sont nos questions pour la 9e étape.

Un coureur français peut-il triompher ?

Qui dit 14 juillet dit coureurs tricolores évidemment. Avec les abandons de Nicolas Edet et Christophe Laporte, les 32 derniers représentants français peuvent-ils peser sur la course ? Le profil hybride de cette étape peut offrir différents scénarios. Il n’est pas inimaginable de voir une échappée aller au bout sur un profil casse-pattes dans le Massif Central. Dans cette optique, on citera les Barguil, Calmejane ou encore Simon. Mais entre méformes et coureurs trop proches au général, la meilleure chance française se nomme peut-être toujours Alaphilippe. Si jamais le maillot jaune voulait encore s'offrir une fin d'étape animée.

Les équipes de Sagan et Matthews vont-elles chercher à contrôler ?

Samedi entre Mâcon et Saint-Étienne, les Bora-Hansgrohe de Peter Sagan et les Sunweb de Michael Matthews ont tenté de contrôler l’échappée du jour mais les coéquipiers du Slovaque et de l’Australien ont vite rendu les armes. Les ressources se sont taries petit à petit et il a fallu que les Astana et les Education-First prennent le relais pour tenter de revoir les fuyards, sans succès. A la veille d’une journée promise aux sprinteurs, on peut imaginer que les équipiers des costauds lèvent un peu le pied sur un parcours encore difficile.

Quel scénario dans les 15 derniers kilomètres ?

Entre Saint-Étienne et Brioude, les organisateurs du Tour auraient pu trouver un profil plus accidenté encore mais ils se sont “contentés” d’un Mur de première catégorie et de deux côtes de troisième. Mais le final peut en intéresser plus d’un. Avec la Côte de Saint-Just (3,6km à 7,2%) et surtout la descente qui suit, les audacieux ont un terrain de jeu parfait. La côte est assez longue et assez pentue pour faire la différence et surtout il n’y a pas un mètre de plat avant l’arrivée à Brioude. On pense évidemment à Nibali ou Bardet.