Tour de France 2018 : Romain Bardet fait son mea culpa

Publié le , modifié le

Auteur·e : Xavier Richard
Romain Bardet (AG2R-La Mondiale) en souffrance
Romain Bardet (AG2R-La Mondiale) en souffrance | Marco BERTORELLO / AFP

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Une nouvelle fois en retrait sur ce Tour de France, Romain Bardet (AG2R-La Mondiale) a reconnu s’être trompé de stratégie. L’Auvergnat refuse toutefois de s’avouer vaincu.

Les jours avancent et la roue ne tourne toujours pas du côté de Romain Bardet. Au contraire, les étapes se ressemblent avec ces poignées de secondes perdues presque quotidiennement. A l’arrivée à la Rosière, devant une énorme parterre de journalistes, le leader de la formation savoyarde ne s’est pas caché. Aussi droit et honnête que sur le vélo. « Je suis déçu car je fais une grosse erreur », lâche-t-il. Bardet s’en veut de ne pas avoir pris la roue de Dan Martin dans le final. « Je ne suis pas assez attentif quand il revient de l’arrière ». 

Il va falloir courir plus juste

Des regrets et un constat. A l’heure actuelle, il court à l’envers. « J’attendais beaucoup de ce triptyque mais il va falloir courir plus juste que cela, reprend-t-il. J’avais des bonnes jambes mais pas dans le rythme dans mes attaques. Ce n’était pas une bonne stratégie non plus. C’est dommage car les occasions passent. » Les occasions passent et les Sky sont eux au rendez-vous. « Geraint Thomas était très fort. Ils ont parfaitement joué le jeu de la course d’équipe avec Froome. Je ne devais pas le laisser partir… » 8e du jour à 59 secondes de Thomas, Bardet fait son entrée dans le top 10 mais pointe déjà à 2’58’’ du Britannique. 

Courir différemment

Et si ça continue, Bardet ne pourra pas ou très peu s’appuyer sur son équipe. Parti en éclaireur, Mathias Frank a chuté tandis que Tony Gallopin a vécu une journée de galère sans pouvoir aider son leader. Sans Vuillermoz et Domont, victimes de chute lors de la première semaine, la donne n’était déjà plus la même. « A six on ne peut pas faire les initiatives qu’on veut et peser sur la course comme j’aimerai, explique Bardet. Il faut que j’apprenne à courir différemment. Demain il y a une grosse étape et je vais continuer à me battre. » 

De notre envoyé spécial