AG2R-La Mondiale en plein effort sur le contre-la-montre par équipes
AG2R-La Mondiale en plein effort sur le contre-la-montre par équipes | JEFF PACHOUD / AFP

Tour de France 2018 : Romain Bardet dans le bon timing

Publié le , modifié le

Mission accomplie pour Romain Bardet et AG2R-La Mondiale qui a limité la casse sur le contre-la-montre par équipes lors de la 3e étape du Tour de France.

Il y avait comme une forme de soulagement au pied du bus AG2R-La Mondiale. Des sourires quand, une heure plus tôt, les masques de concentration s’étaient posés sur les huit coureurs de l’équipe savoyarde. Avec deux hommes affaiblis (Dillier, Gallopin), deux gros rouleurs, l’inquiétude avait enveloppé le bloc constitué par Vincent Lavenu. « Il y a de l’appréhension chez tout le monde, assure le manager de l’équipe. C’est un exercice qui est merveilleux à regarder mais qui est extrêmement stressant et tendu pour toutes les équipes. » Dans le chrono, le beau est l’ami du mieux. Un esthétisme qui aide à la performance. L’exercice est autant apprécié que redouté. Ce soir, il a réussi à Romain Bardet et ses coéquipiers. « On est dans les clous », analyse l’Auvergnat. « Ça roulait vite. On a fait un chrono homogène. Fidèle à ce qu’on attendait. » 1’15’’ sur les BMC, vainqueurs du jour. 1’11’’ sur les Sky de Froome, c’est mieux qu’au Dauphiné, dernière référence en date. Et surtout ça place Bardet dans le sillage des meilleurs avant d’entrer en Bretagne.

Le collectif a répondu présent

Derrière son leader, très actif dans les relais, le collectif a répondu présent. Même les blessés ont fait leur part du travail. « Silvan (Dillier) s’est ressenti de ses douleurs. Tony (Gallopin) a fait un grand chrono malgré sa côte cassée. La force d’un groupe c’est que chacun fasse abstraction de ses soucis personnels pour servir le collectif », exhortait Bardet. Une satisfaction partagée par le manager face aux meilleures équipes du monde dans cet exercice. « Les blessés ont été au niveau, ça a permis à l’équipe de rester bien homogène jusqu’au bout et de terminer de belle façon. » Le bilan est positif mais personne ne s’emballe à 18 étapes de la fin du Tour. « On aurait signé avant le départ, ajoute Lavenu. Mais on n’est qu’au début et il y aura des tas d’aléas qui peuvent être favorables ou défavorables, notamment l’étape des pavés qui peut être compliquée pour de nombreux coureurs. J’espère que notre capacité à briller sur les pavés nous permettra de prendre du temps sur nos adversaires. » Si la Bretagne s’annonce tortueuse, le prochain gros coup de chaud devrait arriver en fin de semaine sur le mini Paris-Roubaix concocté par Christian Prudhomme.

De notre envoyé spécial Xavier RICHARD