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Tour de France 2018 : Peter Sagan remporte la 13e étape au sprint, Thomas garde le maillot jaune

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Après trois jours passés dans les Alpes, la route du Tour regagnait la plaine ce vendredi. Une 13e étape de transition qui était promise aux sprinteurs, encore restants après la montagne. A l'arrivée à Valence, la victoire est revenue à Peter Sagan. Le Slovaque s'est montré le plus fort et puissant. Il a devancé Alexander Kristoff et Arnaud Démare de peu.

Du calme après le remous des Alpes. La 13e étape de cette édition 2018 faisait office de transition. Une étape de sprinteurs, enfin. Après trois jours d’enfer pour les massifs coureurs, peu ont survécu. Gaviria, Groenewegen ou Greipel notamment sont passés à la trappe.

Avec une arrivée au sprint à Valence, il restait donc peu de prétendants à la victoire d’étape. Mais parmi eux, c’est Peter Sagan (Bora Hansgrohe) le plus fort. Encore une fois sans équipier comme poisson pilote, le champion du monde a su faire déjouer les équipes de sprinteurs en matant Alexander Kristoff (UAE Emirates) et Arnaud Démare (Groupama FDJ). Le Slovaque assure encore un peu plus le maillot vert, avec cette troisième victoire, au forceps, sur ce Tour.

Aux classements, Geraint Thomas (Sky) conserve son maillot jaune. Julian Alaphilippe (Quick Step) garde son maillot à pois et Pierre Latour (AG2R La Mondiale) est toujours le maillot blanc de meilleur jeune. 

Quatre hommes échappés

Dès le kilomètre 0, deux hommes sortent du peloton : Thomas De Gendt (Lotto Soudal) et Tom Scully (EF – Drapac). D’autres coureurs, dont Sylvain Chavanel (Direct Energie) ou Stefan Küng (BMC) tentent un contre pour rallier les fuyards. Mais le peloton les reprend très vite et tente d’empêcher qu’un gros bloc de coureurs ne s’échappe. Finalement, Michael Schär (BMC) et Dimitri Claeys (Cofidis) y parviennent.

Au km 29, la jonction avec l’échappée est faite et le quatuor se forme en tête. L’écart monte jusqu’à plus de trois minutes. Le peloton, mené par la Groupama-FDJ d’Arnaud Démare, contrôle les hommes en tête, ne les laissant pas acquérir trop d’avance. A 118 km du terme, ils ne possèdent plus que 1 minute et 30 secondes d’avance.

Groupama FDJ, chef de peloton             

Les Alpes désormais bien loin du peloton, l’heure est la récupération. La masse de coureurs s’avère calme et disciplinée. L’écart avec l’échappée fait le yoyo. A 50 kilomètres de l’arrivée, le quatuor ne compte plus que 45 secondes d’avance. Un temps qui va finalement osciller entre cette marque et 1’15.

Dans une étape de plat, la Groupama-FDJ et l’UAE Emirates savent que revenir trop tôt sur l’échappée pourrait être préjudiciable pour une arrivée au sprint. Les deux formations de sprinteurs (avec Démare et Kristoff) régulent donc le peloton et gardent en ligne de mire les hommes de tête.

Dans les 25 derniers kilomètres, De Gendt se relève et l’échappée se disperse. Schär accélère et part en solitaire. Malgré une belle résistance, le Suisse, élu le plus combatif du jour, est happé par le peloton à six kilomètres de l’arrivée. Comme prévu, la victoire d'étape se règle au sprint, même si Philippe Gilbert (Quick Step) a tenté un coup de poker dans le dernier kilomètre, en vain. 

152 coureurs, une première depuis 2000             

Dans cette 13e étape, le peloton s’est présenté à Bourg d’Oisans, lieu du départ, avec 152 coureurs dont un absent de marque : Vincenzo Nibali. L’Italien a dû abandonner ce jeudi soir, après une chute lors de l’ascension de l’Alpe d’Huez. 152 coureurs, il faut remonter 18 ans en arrière pour retrouver un peloton aussi peu fourni à ce stade du Tour. C’était en 2000, 151 rescapés roulaient encore sur les routes de la Grande Boucle.

En 2018, parmi les 152 coureurs qui ont passé les trois jours alpins, se trouve Sylvain Chavanel. Le cycliste de 39 ans, qui court son 18e Tour de France, a dépassé lors de cette étape les 60 000 kilomètres parcourus sur la compétition.