Cort Nielsen
Cort Nielsen | DAVID STOCKMAN / BELGA MAG

Tour de France 2018 : Magnus Cort Nielsen remporte la 15e étape

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Magnus Cort Nielsen a remporté la 15e étape du Tour de France 2018. Parmi les 29 échappés de la journée, le coureur de l'équipe Astana s'est imposé au sprint à Carcassonne devant Ion Izagirre (Bahrain-Merida) et Bauke Mollema (Trek-Segafredo). A six kilomètres de l'arrivée, le trio s'était détaché pour se disputer la gagne. Régional de l'étape, Calmejane est arrivé en larmes lui qui avait tout donné sur les 181.5 km du jour. Julian Alaphilippe a réussi à défendre son maillot à pois.

Partis au kilomètre 43, 29 coureurs ont animé cette 15e étape de la 105édition du Tour de France. Parmi eux, c'est le coureur danois de l'équipe Astana qui s'est montré le plus fort. Magnus Cort Nielsen était le plus rapide au sprint pour battre Ion Izagirre et Bauke Mollema. Vainqueur de deux étapes sur la Vuelta, le coureur de 25 ans remporte son premier succès sur la Grande Boucle, la deuxième de suite pour l'équipe Astana sur cette édition 2018.

Calmejane en larmes, Pauwels abandonne 

Parti à six kilomètres de l'arrivée, ce trio s'est détaché d'un groupe où figurait Lilian Calmejane. Régional de l’étape, le coureur et leader du Team Direct Energie est arrivé en larmes à Carcassonne. Calmejane avait montré la couleur de ses ambitions aujourd'hui en s’essayant à un numéro en solitaire dans le col de Sié. Dans une attaque vouée à l’échec, le coureur de Direct Energie, passé en tête de la deuxième difficulté du jour, s’est relevé pour reprendre sa place dans le groupe de poursuivants. Une stratégie qui a surement coûté cher au Français qui n'a pas pu par la suite s'entendre avec ses concurents d'échappée et notamment ceux de l'équipe Trek, Bauke Mollema et Toms Skujins

Dans le groupe des poursuivants, Serge Pauwels, troisième au classement de la montagne, à lourdement chuté dans le dernier virage. A l'issue de l'étape, son équipe Dimension Data a déclaré que son grimpeur souffrait d'une fracture du coude droit, et qu'il ne serait pas au départ de la 16e étape mardi. 

Frayeur pour Bardet

Comme hier, cette 15e étape  a été animée à l’avant pendant que les leaders ont parcouru les 181.5 km entre Millau et Carcassonne sur un rythme de croisière. Le peloton est arrivé avec 13'10 minutes de retard sur le vainqueur du jour Cort Nielsen. Avant la journée de repos lundi et les Pyrénées dès mardi, les favoris sont restés calmes. Seul Dan Martin a tenté un coup dans le Pic de Nore. Sans succès. Dans la descente très technique de cette dernière difficulté du jour, Romain Bardet s’est fait une petite frayeur. Le Français a mal négocié son virage mais a réussi à rester sur son vélo. Sans conséquence.

C'est avec un groupe de 29 coureurs, parti après 1h15 de course, qu'il a fallu trouver de l'animation. Parmi eux, un homme a encore fait bonne impression. Peter Sagan. Le maillot vert a gravi le col de Sié avec aisance pour aller empocher les points au sprint intermédiaire, juste avant d’entamer l'ascension du Pic de Nore. Prenant la 3e place derrière Fabien Grellier (Direct Energie) et Julien Bernard (Treck Segafredo) partis à l'avant , le coureur de l'équipe Bora a conforté d'avantage son avance dans sa quête du maillot vert avec 452 points. 

Dans le Pic de Nore, ascension de première catégorie, c'est le coéquipier de Peter Sagan, Rafal Majka qui était le plus fort. Le meilleur grimpeur du Tour de France 2014 et 2016 a franchi le sommet seul en tête. Cependant, avec 30 secondes d'avance au sommet, le Polonais n'a pas pu poursuivre seul les 40 derniers kilomètres jusqu'à Carcassonne. Présent dans le groupe déposé à six kilomètres de l'arrivée, Majka n'est pas parvenu à suivre le Trio et ainsi remporter une étape sur ce Tour de France. 

Quick-Step à la défense du maillot à pois

50e Français à porter le maillot à pois sur la Grande Boucle, Julian Alaphilippe avait un objectif aujourd’hui : défendre sa tunique de meilleur grimpeur. Passé en tête de la côte de Luzençon, première difficulté du jour, le porteur du maillot à pois a ajouté deux points à son compteur. Une première réussite dans cette étape où un coureur pouvait menacer le leader de la Quick-Step. Un certain Warren Barguil. Frustré depuis le début du Tour, Barguil avait fait de cette 15e étape un objectif : "Je pense que l'échappée va jouer la victoire, donc j'espère faire partie de l'échappée. Oui, j'annonce la couleur. Aujourd'hui,  c'est une journée qui me correspond un peu plus. Au classement de la montagne, j'ai toujours 20 points de retard et si je suis devant je peux revenir à quelques longueurs." a-t-il déclaré à letour.fr au départ de l'étape. 

Et c’est bien ce qu’il s’est passé. Le leader de la formation Fortunéo-Samsic a profité de l’attaque d’Adam Yates (Mitchelton-Scott) pour trouver l’ouverture. Mais une nouvelle fois le plan du Français ne se déroulera pas comme prévu. La Quick-Step s’est mise au service de Julian Alaphilippe imprimant le rythme du peloton pour mettre fin aux espoirs de Warren Barguil. Grâce à Tim Declercq et Philippe Gilbert notamment, le vainqueur du classement de la montagne en 2017 a été repris rapidement et s’est contenté de passer le reste de la course au sein du peloton. 

Cette 15e étape marque donc la fin de la deuxième semaine du Tour de France 2018. Les 150 coureurs toujours en course vont profiter d'une journée de repos ce lundi, avant de reprendre la route dès mardi à l’assaut des massifs Pyrénéens.