Dylan Groenewegen en difficulté lors de la 9e étape du Tour de France 2018

Tour de France 2018 : Hécatombe chez les sprinteurs

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Alors que les prétendants à la victoire finale jouent des coudes à l’avant, les étapes alpines offrent également une autre lutte, celle de l’arrière, pour rester en vie dans ce Tour. Et une majorité des meilleurs sprinteurs, depuis hier, ont déjà connu de sacrées désillusions.

Il y a ceux qui arrivent en levant les bras dans les sommets, et ceux qui serrent les dents à chaque lacet. Parmi eux, certains sont pourtant des stars du peloton. Mais pour les sprinteurs, la montagne signifie grosses galères et sérieux frissons. Alors que la 13e étape vendredi à Valence devrait leur offrir une nouvelle (et parmi les dernières) opportunité de se montrer, faisons le point sur les forces en présence pour les arrivées massives.

Ils n’ont pas tremblé

Sans surprise, Peter Sagan (Bora-Hansgrohe, 2 victoires d’étape depuis le début du Tour) n’a eu aucun mal à passer les premiers cols de cette Grande Boucle. Mieux, le Slovaque s’est amusé à se glisser dans les échappées pour prendre les points des sprints intermédiaires et ensuite couper son effort et finir tranquillement dans le gruppetto. Deux journées avec le plus gros total de points du peloton et un maillot vert quasi assuré à moins d’un abandon.

Christophe Laporte (Cofidis) ou Sonny Colbrelli (Bahraïn Merida), pourtant peu expérimentés sur les routes hexagonales en juillet, parviennent à résisiter jusqu'ici. En habitués, Alexander Kristoff (UAE Team Emirates) et John Degenkolb (Trek-Segafredo) ont aussi passé leurs journées au chaud, avec le reste du gruppetto.

Ils ont souffert

Les montées n’ont pas réussi à Arnaud Démare depuis le début du Tour. Le leader de la Groupama-FDJ est pourtant capable de passer les bosses que l’on peut retrouver durant les classiques. Mais on l’a vu en difficulté dès les premières pentes des 11e (Montée de Bisanne) et 12e étape (Col de la Madeleine) avant de s’accrocher tant bien que mal au groupe des sprinteurs.

Rick Zabel a même eu un peu plus de chance. L’Allemand de Katusha a terminé 5 secondes derrière la voiture-balai mais a été repêché par les commissaires. Et son équipe en aura besoin...

Ils ont craqué

Une véritable hécatombe ! Presque du jamais vu après moins de deux semaines de course puisque cinq des meilleurs sprinteurs du monde ont mis pied à terre ! La 12e étape, vers l'Alpe d'Huez, est fatale puisque les doubles vainqueurs d'étape cette année, Fernando Gaviria (Quick-Step Floors) et Dylan Groenewegen (Lotto NL-Jumbo), ont abandonné ce jeudi. Tout comme André Greipel (Lotto - Soudal). A l'instar de Gaviria et Groenewegen, le "Gorille de Roctock", onze victoires sur le Tour, n'a pas réussi à résister à la redoutable 12e étape et l'enchaînement Madeleine - Lacets de Montvernier - Croix de Fer sous une chaleur étouffante.

Marcel Kittel (Katusha – Alepcin) est également hors-jeu. Peu en vue depuis le début de l’épreuve, le quintuple vainqueur d’étape l’an passé est arrivé avec 12 minutes de retard à La Rosière, se sentant "lâché" par ses coéquipiers. L’Allemand a expliqué sa déception sur ses réseaux sociaux, lui était toujours arrivé dans les délais sur le Tour.

Autre grand nom déjà reparti à la maison, Mark Cavendish (Dimension Data) a confirmé son passage fantomatique sur les routes hexagonales cette saison en terminant loin, très loin des délais lors de la 11e étape, plus d’une demi-heure après le "cut" imposé par le chronomètre. Le Cav’ va toutefois pris rendez-vous pour l’année prochaine et a assuré qu’il ne prendrait pas sa retraite cette saison. Son fidèle lieutenant sur les arrivées massives Mark Renshaw a subi le même sort, laissant l’équipe sans option dans les arrivées massives.