Tour de France 2018 - Arnaud Démare (Groupama-FDJ) encore placé, mais toujours fanny

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Auteur·e : Thierry Tazé-Bernard
Dylan Gronewegen (Lotto-Jumbo) domine le sprint à Chartres devant Gaviria, Sagan et Démare
Dylan Gronewegen (Lotto-Jumbo) domine le sprint à Chartres devant Gaviria, Sagan et Démare | AFP - Philippe LOPEZ

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Arnaud Démare et son équipe Groupama-FDJ étaient en quête d'une première victoire dans ce Tour de France 2018, lors de la 7e étape promise à un sprinteur. A Chartres, le final pouvait convenir au sprinteur français. Mais ce n'est que la 4e place qui est venue récompenser ses efforts. "Il y a très peu d'écarts entre les sprinteurs. Ils sont du même niveau. C'est le bon timing et la bonne aspiration qui feront la différence", analysait Marc Madiot, son manageur.

Une chute lors de la 1re étape. Une crevaison lors de la 2e. Une mauvaise organisation dans la 4e. Voilà comment Arnaud Démare a traversé ce début de Tour de France.

Sur tous les terrains qui pouvaient lui être favorables, il a subi des coups du sort. "Au final, il faut avoir le bon feeling pour trouver l’ouverture", constate avec le sourire le sprinteur de Groupama-FDJ.  Pour l'instant, rien ne s'est bien combiné. 3e à La Roche-sur-Yon malgré sa crevaison, 11e à Sarzeau "où on a eu du mal à se trouver", il peine. "Mais plusieurs équipes étaient dans le même cas à Sarzeau", estime-t-il.

"C'est un stress"

En quête d'une deuxième victoire d'étape sur la Grande Boucle, un an après sa première à Vittel, le Beauvaisien sait que le temps joue contre lui. La montagne se rapproche. Sans Thibaut Pinot, les chances de l’équipe se sont réduites. "On a envie de vite gagner, moi ou l’équipe", assure Arnaud Démare. "On est venu sur le Tour pour ça. Si on passe au travers, on sera déçu." Alors forcément, la pression monte : "C’est un stress. Mais il y a encore des occasions. Il faut y aller." Cela commençait à Chartres, avec une route large idéale pour un sprint massif, en léger faux-plat montant après une descente. 

A la recherche du bon feeling

Autour de lui, sa femme, Morgane, et ses parents Josué et Nadine, le suivent de près jusque dans le Nord. Un soutien précieux et bienveillant qui l’aide certainement à garder le moral au beau fixe. "On a souvent de petits pépins mais il ne faut pas se focaliser dessus", glisse-t-il rapidement. La proximité de ses terres est une autre source de motivation, avec l’arrivée à Amiens demain, lors de la 8e étape.

Désormais, il a aussi une idée plus précise des forces en présence : "On a vu sur le deuxième sprint que Dimension Data avait un très bon train. Gaviria et ses équipiers en ont profité. Ils ont eu le bon feeling. J’espère l’avoir aussi." Cela n'a pas encore été le cas à Chartres. Mais son manageur, Marc Madiot, assure: "C'est mieux quand on gagne rapidement. Mais c'est comme au foot, on peut marquer dans les arrêts de jeu."

De notre envoyé spécial