Tour de France 2017 : Mark Cavendish compte sur la chance

Tour de France 2017 : Mark Cavendish compte sur la chance

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Au départ de son onzième Tour de France malgré une préparation perturbée par une mononucléose, Mark Cavendish aborde la course sans pression. Avec seulement sept semaines en pleine possession de ses moyens pour se remettre en forme, il a gagné son premier pari, celui de s'aligner au départ. Désormais, le sprinteur britannique vainqueur de 30 étapes compte sur la chance et sur son expérience pour saisir, peut-être, l'opportunité de lever les bras.

« Get lucky ». Avoir de la chance. C'est l'objectif d'un Mark Cavendish affaibli au départ de ce 104e Tour de France. Dominateur l'an dernier alors que tout le monde le pensait fini (quatre victoires d'étapes), le sprinteur de l'ile de Man a vu sa préparation tronquée avant ce Tour de France 2017. Une mononucléose contractée au printemps a perturbé les plans du collectionneur de bouquets : « Je n'ai eu que sept semaines pour me préparer pour ce Tour. Il y a encore quelques semaines je pensais que j'avais 0 % de chances d'être ici ». Petit à petit, le leader de Dimension Data a retrouvé un peu de sa forme sur le Tour de Slovénie, avec notamment une étape terminée à la deuxième place, derrière Sam Bennett. Suffisant pour prendre le départ de la Grande Boucle, avec laquelle il entretient une relation particulière : “Ça vaut le coup de venir. Le Tour est tellement important pour moi, je suis très heureux d’être ici.”

Une seule victoire cette saison

Mais à la veille du Grand Départ, le Britannique ne se fait pas d’illusion sur ses chances de victoire, et préfère s’en remettre à la chance et à son expérience (il a eu 32 ans au mois de mai). “Je suis réaliste. Je ne vais pas arriver et dire que je vais gagner plusieurs étapes. Mais s’il y a une opportunité d’en gagner une, je serai là." C’est avec une seule petite victoire sur la saison que Cavendish se présente au départ, qui date du Tour d’Abu Dahbi au mois de février. Depuis, il a enchaîné une convalescence bien longue et une préparation trop courte, qui enlèvent de fait toute pression de ses épaules.

"Kittel est l'homme à surveiller"

En vieux briscard, il sera à l'affût de la moindre possibilité de faire parler sa vitesse et sa science (parfois rugueuse) du sprint pour remporter un bouquet. Mais il laisse à d’autres l’étiquette de favori. “Kittel est l’homme à surveiller, insistait-il en conférence de presse. C’est lui qui a la meilleure équipe, il est en forme, la pression est sur ses épaules. Surtout avec un départ en Allemagne.” Pour une fois, le maillot vert 2011 aborde un Tour de France sans autre pression que celle de tenir physiquement le plus longtemps possible. Lui assure qu’il se sent généralement mieux au fur et à mesure de la course. Mais difficile d’anticiper les séquelles de sa longue période loin des courses, trois mois entre le 18 mars et le 15 juin. Quant à la poursuite d’Eddy Merckx, seul devant lui au classement des vainqueurs d’étapes (34 pour “le Cannibale”, 30 pour “The man of Man”), il évacue très vite la question. “Cette année, je serais déjà content de gagner une étape”.

Youmni Kezzouf @YoumniK