Bouhanni
Déçu et frustré, Nacer Bouhanni n'a pas réussi à disputer le sprint final lors de cette 16e étape. | Lionel BONAVENTURE / AFP

Tour de France 2017 : Bouhanni n'y arrive toujours pas

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Très vite victime du train d'enfer mené par Sunweb, Nacer Bouhanni s'est retrouvé coincé dans le groupe de Marcel Kittel, avant de recoller au peloton au prix d'un gros effort. Accompagné par Julien Simon, il a retrouvé le groupe de tête mais a été victime d'une nouvelle cassure dans les derniers kilomètres. Il termine soixante-septième, frustré de ne pas parvenir à retrouver son vrai niveau.

« Je suis à bloc ! À bloc ! Mais j'ai pas les jambes... ». Devant son bus, c'est un Nacer Bouhanni des mauvais jours qui faisait face aux journalistes. Assis contre une roue, la tête entre les mains, le sprinteur de la Cofidis a ruminé quelques instants, au terme d'une étape particulièrement éprouvante, avant de vite se réfugier dans l'habitacle. Dans le vent et sous un soleil de plomb, Bouhanni a du s'employer pour retrouver le peloton après s'être fait avoir, comme d'autres, par ce début de journée très nerveux. Coincé avec Kittel dans un groupe attardé à cause du train d'enfer mené par Sunweb, il a décidé de prendre les choses en main. Accompagné de Julien Simon, il a finalement rejoint le groupe principal, au prix d'un gros effort. « On était tout près, on a essayé de recoller avec les Quickstep mais ça a creusé… » expliquait son équipier qui l'a emmené dans sa roue. « Au moment où on accélère avec Nacer on profite d'un petit moment d'accalmie dans le peloton. Il fallait tenter de partir, on a fait la bosse à deux et ensuite deux autres équipiers ont décroché pour aider Nacer. »

Les efforts ont pourtant été vains. Revenus aux avant-postes, Bouhanni a été pris dans une cassure quelques kilomètres avant la ligne. A l'arrivée, Yvon Sanquer a d'abord tenu à saluer la performance de ses coureurs, qui n'ont pas tenir dans les rafales du final : « Ils ont fait un gros gros travail pour boucher le trou… Mais dans le final avec le vent c'était compliqué. » Quand la Sky a durci le rythme, c'est devenu trop dur pour Bouhanni, qui a laissé Christophe Laporte prendre part au sprint final et terminer 5e. Une minute et quarante trois secondes plus tard, le leader de la Cofidis passait la ligne, dépité et frustré d'avoir laissé passer une nouvelle chance de claquer une étape. Le Tour est décidément compliqué pour l'équipe nordiste, qui refuse de baisser les bras : « Il faut jouer les coups à fond, il nous reste deux opportunités, il suffit d'en gagner une pour être comblé.»

Un Tour frustrant

Youmni Kezzouf @YoumniK