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Tony Gallopin, en jaune au départ, n'a pas résisté à Richie Porte lors de la dernière étape de Paris-Nice. | VALERY HACHE / AFP

Tony Gallopin, un 14 juillet gravé dans sa mémoire

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Il y a tout juste un an, Tony Gallopin portait le maillot jaune un 14 juillet. Devenu pour cette édition 2015 du Tour de France, le leader de la formation Lotto-Soudal, Gallopin rappelle que cette fameuse journée avec la tunique jaune n’avait pas été de tout repos pour lui.

Plutôt détendu après cette journée de repos, le premier Français au classement général (11e) profitait encore de ses proches, venus l’encourager. Mais pour lui, pas question de se relâcher, car « le Tour ne commence qu’aujourd’hui », à l’occasion de la 10e étape. » Plutôt à l’aise dans les Alpes que dans les Pyrénées, le Francilien estime qu’il n’est « pas le meilleur sur ce genre d’arrivées ».

Il se rappelle toutefois qu’un an plus tôt, il se trouvait en jaune, un moment tout particulier dans sa carrière. « Ce 14 juillet était un grand jour parce que j’étais maillot jaune, mais c’était aussi l’un des jours où j’étais le plus mal sur un vélo. Il y ‘a toujours des bons et des mauvais côtés. » A l’époque, Gallopin avait vécu un véritable calvaire estimant même qu’il n’avait « jamais autant souffert sur un vélo. » Mais la fierté de porter la mythique tunique a vite fait oublier le reste. « C’était quand même un grand jour, et c’est sûr que ça restera dans ma mémoire. Ce jour est toujours spécial, tous les Français vous le diront, et si on a la chance de pouvoir gagner une étape, ça reste dans les mémoires plus qu’une autre étape. Donc on a à cœur de briller, ça c’est sûr », dit-il.

"Le Tour est encore long"

Gallopin qui se réserve sans doute pour une étape dans les Alpes, sait par ailleurs qu’il aurait pu éventuellement s’emparer de la tunique de leader lors d’une première semaine positive pour lui. « Cette année, le maillot jaune n’est pas passé si loin, mais je me doutais que même après le Mur de Huy, pouvoir reprendre 20 secondes à Chris Froome, même sur des arrivées pentues, ce serait compliqué. Le Tour est encore long, il reste deux semaines", a rappelé le coureur de 27 ans.

« Aujourd’hui, il faudra avoir beaucoup de temps d’avance au début du dernier col pour espérer remporter la victoire. Ce serait bien si un Français pouvait le faire aujourd’hui », estimait-il avant le départ. De son côté, il savait qu’il serait trop surveillé par les cadors pour pouvoir tenter un coup. « Je suis trop proche du général pour espérer faire la différence. Il faudrait cinq ou six minutes, voire peut-être sept pour espérer en profiter. Mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, et je vais rester calme aujourd’hui, en essayant de suivre les gars. »

L’essentiel est donc pour le moment de se préserver, et d’attendre une bonne opportunité une fois que les batteries seront bien rechargées. « Je vais prendre jour par jour, aujourd’hui, ça va être une bonne manière de se situer par rapport aux favoris. Si je prends 15 minutes, il n’y aura pas de regrets, et on essaiera alors d’être dans les échappées », a-t-il annoncé avant de rejoindre la ligne de départ.

Romain Bonte