Tony Gallopin
Tony Gallopin a brillé sur les pavés de l'enfer du Nord, mercredi à Arenberg | DAVID STOCKMAN / BELGA MAG / BELGA/AFP

Tony Gallopin, du plaisir mais "pas d’illusion"

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Premier Français au classement général, Tony Gallopin (7e à 1’45 du maillot jaune Vincenzo Nibali) réalise un début de Tour très solide, à l’image des deux étapes les plus exigeantes où il a fait preuve d’une jolie maîtrise. Pour autant, il refuse de quitter son rôle de soutien de luxe au leader des Lotto-Belissol, Jurgen Van den Broeck.

Pendant quelques dizaines de minutes, il a été le leader virtuel du classement général du Tour de France. Parti dans la principale échappée de la cinquième étape, mercredi sous le déluge d’Arenberg, Tony Gallopin s’est surpris à rêver de maillot jaune. Et même si le coureur tricolore a été repris par Nibali à une trentaine de kilomètres de l’arrivée, avant de crever, puis d’attendre ses équipiers, il n’en retient pas moins "une journée positive avec une bonne tactique".

Et pour cause : septième au général, Gallopin affiche ce vendredi, après six étapes, le même chrono à la seconde près que son leader Jurgen Van den Broeck. Un accomplissement loin d’être insignifiant, car les deuxième (dans le Yorskhire) et cinquième (sur les pavés) étapes auraient pu, comme beaucoup d’autres grands noms du peloton, lui être fatales. Mais à 26 ans, il s’en est magistralement sorti en décrochant d’abord la 5e place de la périlleuse deuxième étape, à deux secondes seulement de Nibali, avant de "limiter la casse" (tout en modestie : une jolie 18e place tout de même, à 2’02 de Boom) mercredi dans le Nord.

Il prendra sa chance dans les Vosges

Quand certains se verraient pousser des ailes, l’ancien de la Radioshack garde les pieds bien ancrés sur terre. "Je suis toujours en soutien de Jurgen (Van den Broeck), il n’y a pas de doute là-dessus, assure-t-il. Après, je ne suis pas si loin au général et il risque d’y avoir des opportunités ce week-end. Mais en ce qui concerne les Alpes et les Pyrénées, je ne me fais pas d’illusion".

Seul coureur français en activité à avoir remporté une classique (la San Sebastian, fin juillet 2013), Gallopin restera bien au chaud dans le peloton ce vendredi, à l’occasion de l’étape la plus longue du Tour 2014 (234,5km). Mais on devrait le revoir à l’œuvre ce weekend. "L’étape de dimanche va être propice à la bagarre et aux échappées, annonce-t-il. Si l’équipe me donne ma chance, j’essayerai de partir et de prendre une échappée, comme il y a deux ans à Porrentruy". Ce jour-là, il avait suivi Thibaut Pinot -qui s’était ensuite échappé vers la plus belle victoire de sa carrière- pour terminer à la troisième place de l’étape. Juste devant un certain Vincenzo Nibali.

Vidéo : Gallopin troisième à Nancy