Thibaut Pinot: "je ne m'en sors pas si mal"

Thibaut Pinot: "je ne m'en sors pas si mal"

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Au départ de l'étape à Grenoble, Thibaut Pinot ne voulait pas s'étendre sur une possibilité de podium en mettant en avant le fait qu'il restait au moins une journée dans les Alpes et que, avant de parler de podium, il fallait déjà sauver sa belle 4e place. Après l'étape très dure de samedi, il avait de quoi se satisfaire d'avoir pu garder sa position d'autant qu'il n''était pas dans un grand jour.

"C'était presque pour moi une des mes plus mauvaises journées du Tour. J'étais un peu à l'économie dans le final. Je n'ai pas le boulot que je devais faire pour reprendre beaucoup de temps à Valverde. Dès le Lautaret, j'ai trouvé que ça n'allait pas trop. J'avais les jambes dures de la veille, je payais mes efforts. Mais finalement, je limite les dégâts et je ne m'en sors pas si mal. Je finis 4e de l'étape et je garde ma place au général. Je suis quand même content. Dans cette montée, je surveillais surtout Péraud, Bardet, Van Garderen, ceux avec qui je lutte. C'est difficile parce qu'il y a plus de gens à surveiller. Mais c'est aussi très bien pour le Tour que, derrière Nibali, il y ait un groupe de coureurs aussi homogène. Nous sommes cinq ou six de même niveau, à lutter pour le podium et c'est très bien".

"Quand dans la descente de l'IIzoard, les AG2R ont accéléré, je n'étais pas surpris. C'est une descente qu'ils connaissent par coeur, ils viennent souvent en stage ici. J'avais dit à mes coéquipiers qu'ils allaient faire la descente, pour essayer de me distancer parce qu'ils savent que c'est un peu mon point faible. D'un autre côté, ça veut dire aussi qu'ils me craignent en montée pure. C'est de bonne guerre. Nous sommes plusieurs à viser le podium. Pour le reste Nibali est au-dessus. Quand il a attaqué, je n'ai même pas essayé d'y aller." 

La réaction de Pinot à l'arrivée

Christian Grégoire