Thibaut Pinot
Thibaut Pinot au départ du Tour 2014, à Leeds | MANUEL BLONDEAU / AOP PRESS / DPPI MEDIA

Thibaut Pinot entre frayeur et émerveillement

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Victime d'un problème technique en milieu d'étape, Thibaut Pinot a dû s'employer pour revenir sur le peloton et ne pas perdre de temps dès le premier jour du Tour 2014, entre Leeds et Harrogate. Mais le leader de la FDJ.fr reste optimiste et retient d'abord "une journée incroyable" dans le Yorkshire.

Obligé de changer de vélo "au mauvais moment", Thibaut Pinot se serait bien passé de ce type de mauvaise surprise, ce samedi en Angleterre. "J'ai dû prendre celui de Matthieu (Ladagnous). Après, j’ai dû attendre la voiture, récupérer mon vélo de rechange… J’ai dû me donner pour rentrer sur le peloton, j’ai au moins mis 25 bornes, regrette-t-il. J’ai réussi à les rejoindre sans problème donc ça a un côté rassurant, mais ce sont des efforts un peu gaspillés". 

Au final, le dixième du Tour 2012 reconnaît qu’il s’en est bien sorti. "J’ai fait un effort et ça montre que j’ai des jambes. C’est le principal. J’arrive presque dans le temps du vainqueur, c’est une journée qui se finit bien."

"Des journées comme ça, ça ne se raconte pas, ça se vit"

Une journée qui avait aussi bien commencé, car si certains coureurs ont souligné la dangerosité de l’impressionnante foule massée au bord des routes du Yorkshire , le Tricolore s’en est lui émerveillé. "C’était incroyable, a-t-il lâché. On n’a jamais vu autant de monde. Des journées comme ça, ça ne se raconte pas, ça se vit. Forcément, il y a eu des inconvénients avec autant de monde, mais n’empêche, ça donne des frissons. Aujourd’hui, dans les bosses, les 30 premiers sont passés et après on devait mettre le pied à terre. Impressionnant."

Ravi que son sprinteur, Arnaud Démare, ne soit pas tombé ("je crois qu’il est passé tout près…"), Pinot se tourne déjà vers l’étape du lendemain, un gros morceau "pour tous les favoris". "Les meilleurs vont déjà commencé à s’expliquer.  J’espère juste qu’il n’y aura pas de souci avec les spectateurs. Les gens viennent beaucoup en vélo, on sent qu’ils adorent ça… Mais du monde comme ça sur 200 bornes, c’est de la folie."