Stephen Roche: "il faut se remettre en route"

Stephen Roche: "il faut se remettre en route"

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Fidèle du Tour de France depuis son retrait du peloton, comme ambassadeur d'une marque automobile partenaire de l'épreuve, Stephen Roche garde toujours un oeil avisé sur la course. L'ancien vainqueur du Tour 1987, qui avait réussi la même année l'exploit de remporter aussi le Giro et le Championnat du monde, donne son expertise sur la façon dont on reprend une telle épreuve après une journée de repos.

"D'abord, il faut dire que les coureurs sont déjà très heureux d'être arrivés à cette journée de repos. C'est déjà pour eux une première "balise" en quelque sorte. Surtout cette année où les premiers dix jours ont été très durs. Hier, ils en ont profité. Ils ont dormi tard parce qu'ils avaient absolument besoin de se refaire une santé. Dans ces cas là, le sommeil est essentiel. La plupart sont allés rouler pour entretenir la machine, l'organisme a besoin de rester en mouvement.  Certains étaient trop fatigués et n'y sont pas allés, ils ont préféré par exemple rester en famille, ce qui est aussi bon pour le moral.

C'est surtout le lendemain que c'est compliqué à gérer. Il faut remettre le corps dans les meilleures conditions. C'est parfois difficile pour les coureurs qui n'ont pas assez récupéré. Parce que le rythme a été cassé vingt-quatre heures et que c'était ce rythme qui les faisait tenir, et également parce qu'il est difficile de se remettre dans le bain. Surtout quand on sait ce qu'il reste à venir. C'est pourquoi, les étapes des lendemains de journée de repos sont souvent marquées par des échappées, car les équipes qui doivent contrôler ont besoin d'un peu de temps pour remettre en place leur organisation. Il faut se remettre en route et ça demande parfois un temps d'adaptation. Mais les garçons vont rapidement être repris par la course, et ceux qui sont le moins marqués par la fatigue vont peut-être mieux résister aux nouvelles conditions météo".

Christian Grégoire