Marc Sergeant
Marc Sergeant | AFP-Eric Lalmand

Sergeant fixe les enjeux de Lotto-Belisol

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Marc Sergeant, manager de Lotto-Belisol attend beaucoup des neuf coureurs qu’il a choisis, expliquant que cette sélection correspond à la volonté de son équipe de s’engager sur tous les terrains. Même s’il est un peu déçu du début de Tour d’André Greipel, il garde confiance en son groupe, et pointe surtout les moments cruciaux où ses hommes pourront se montrer.

Sur tous les terrains

"Avec Jurgen Van Den Broeck et André Greipel, nous possédons deux fers de lance chacun sur son terrain et cela doit rythmer notre Tour. Autour d’eux nous avons construit une équipe qui peut rouler en fonction de ces deux objectifs. Et ils sont nombreux parmi ceux que j’ai ciblés, même si les premiers sprints n’ont pas été favorables à André Greipel qui a eu peur de la chute dans conditions difficiles et la foule en Angleterre. Je m’attends encore à au moins quatre sprints massifs où nous aurons une carte à jouer. Trois équipes peuvent s’affronter sur ces exercices là, avec des top sprinters…. Et nous en faisons partie. Le parcours globalement est fait pour les hommes forts. Dès demain, il faudra affronter les pavés, mais nous ne les craignons pas. Nos coureurs ont un don pour rouler sur les pavés. Lors de la reconnaissance, ils étaient très enthousiastes à l’idée qu’ils pourraient s’en sortir mieux que d’autres sur cette étape qui sera cruciale pour la suite du Tour".

Se mêler aux débats

Pour la suite de l'épreuve, Marc Sergeant se veut tout aussi pragmatique. "Si les trois étapes vosgiennes ne seront pas décisives pour la victoire finale, elles livreront quelques enseignements intéressants pour savoir qui sera prêt pour la suite. Les Alpes semblent un peu moins difficiles que d’habitude, mais il sera impératif de bien les passer pour être encore frais dans les Pyrénées durant la dernière semaine, afin d’atteindre nos objectifs. Beaucoup prédisent à juste titre un duel Froome-Contador, mais il y a de la place pour une dizaine d’autres coureurs qui peuvent se mêler aux débats et jouer les trouble-fête. Notre objectif c’est de faire partie de ceux-là".

Christian Grégoire