Romain Bardet
Romain Bardet à terre dans le final de la 19e étape du Tour 2014 | LIONEL BONAVENTURE / POOL / AFP

Protéger les leaders : mission (presque) accomplie

Publié le , modifié le

La 19e étape du Tour de France était celle de tous les dangers pour les leaders du général, qui ont dû cravacher sous la pluie pour arriver à Bergerac sans pépin. Jean-Christophe Péraud et Romain Bardet ont goûté au bitume, heureusement sans gravité.

Le souffle de bon nombre de directeurs sportifs a dû être coupé quelques instants, lorsqu’à moins de trois kilomètres de la ligne, une chute collective a envoyé plusieurs dizaines de coureurs au tapis. Celui de Vincent Lavenu n’a pas dérogé à la règle, ses deux leaders, Jean-Christophe Péraud (3e au général) et Romain Bardet (5e) étant directement impliqués. Avec plus de peur que de mal.

"Les conditions atmosphériques étaient délicates avec beaucoup de risque, a réagi le manager général de l’équipe AG2R-La Mondiale. C’est la fin du Tour, les leaders ne voulaient pas se faire piéger et les équipiers ont dû travailler. Le final sous la pluie était très glissant, avec une grosse chute collective qui n’a pas porté à conséquence. Il n’y a pas eu de gros pépin". Bardet, l’un des principaux intéressés, rassurait dans la foulée : "Ça va, j’ai des petites courbatures, rien d’anormal après une chute. C’est tombé devant moi dans un virage, ça a fait un beau petit strike. Par chance, ça n’a pas mis un terme à tout le fabuleux travail que l’équipe a fait".

La fin d’étape a été beaucoup moins agitée pour l’équipe FDJ.fr, parfaitement organisée autour de Thibaut Pinot (2e au général). "On savait qu’il y avait des petites routes et qu’une fois qu’il avait passé la dernière bosse, c’était bon, il ne risquait plus grand-chose, a expliqué sereinement Matthieu Ladagnous. Tout le monde veut rester placé pour éviter les cassures et les chutes. Ça a été nerveux toute la journée". Si son leader est en forme ? "Oui, très. On l’a vu dans l’avant dernière bosse : on devait le remonter, mais finalement, il y est arrivé tout seul ! Il est très fort".

Et continue donc d’inquiéter Lavenu, qui ne se dit toujours "pas si sûr" que Pinot soit le moins apte à faire le podium. Bardet ne se fait pas trop d’illusion ("je n’ai pas de plan, c’est ma première expérience sur une distance aussi longue") mais le manager estime que "la deuxième, la troisième et la quatrième place" sont encore envisageables pour ‘Jicé’. "Il y a beaucoup de fatigue, craint-il. Ça va se jouer à quelques secondes".