Perrig Quéméneur échappé sur le Tour de France
Perrig Quéméneur (Direct Energie) échappé sur le Tour de France | PHILIPPE LOPEZ / AFP

Tour de France 2017 : Perrig Quéméneur, l’arroseur arrosé

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Echappé depuis le kilomètre zéro, Perrig Quéméneur (Direct Energie) a survécu à la chaleur mais pas au retour du peloton dans les rues de Troyes.

Le scénario était écrit à l’avance. Mais à quoi bon rester dans la promiscuité d’un peloton, bondé comme à l’heure de pointe du métro. Autant prendre l’air, quitte à souffrir dans l’exercice de l’échappée au long cours. Trois forçats se sont lancés une fois passé la borne du départ réel. Avec Frederik Backaert et Vegard Laengen, le Français Perrig Quéméneur. « J’aurai préféré être à 5 ou 6 », raconte le Breton de Direct Energie après avoir englouti une bouteille d’eau à grande vitesse. L’aventure aura tenu jusqu’à trois kilomètres de l’arrivée. « Il nous aurait fallu une bonne minute quarante-cinq de plus pour espérer aller au bout, enchaîne-t-il. Après il y avait des virages, on aurait pu aller plus loin. Mais bon, on se dit que c’est le jeu, que c’était prévu. »

"J'ai peu de chance de remporter des courses"

"J'ai peu de chance de remporter des courses"

Quéméneur n’a pas souvent l’occasion de se mettre en avant alors peu importe les conditions. La cagnard ? Aucun problème. « C’est le Tour, il faut savoir faire avec. Dans le peloton, il faut faire avec ses qualités, explique-t-il. Je ne vais pas vite au sprint et je ne grimpe pas assez bien. J’ai peu de chance de remporter des courses. La seule, c’est en faisant ça alors je tente le coup. » D’où cette idée un peu suicidaire. « Il faut tout tenter même si les chances sont minimes. Il faut essayer. On a essayé. » Quant aux températures élevées, le Breton n’a pas trop souffert, profitant de sa position à l’avant de la course. « Il juste faut s’hydrater. On ne joue pas avec la chaleur parce que sinon ça nous reste un peu dans les pattes les jours suivants. Ce qui est bien quand on est échappé, c’est qu’on a la voiture derrière. On peut boire et s’arroser autant qu’on veut. » Et à la fin il a même un coup de vent du peloton filant à plus de 60 km/h vers l'arrivée.

Xavier Richard @littletwitman