Nicolas Edet (Cofidis)
Nicolas Edet (Cofidis) participe à son 5e Tour de France | Chris Graythen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Nicolas Edet rattrapé une deuxième fois par la chance

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L’an dernier, c’était le forfait de Nacer Bouhanni qui l’avait envoyé sur les routes du Tour de France à la dernière minute. Un an plus tard, c’est celui de Geoffrey Soupe qui sourit à Nicolas Edet.

C’est à se demander si Nicolas Edet ne plante pas des aiguilles sur des poupées à l’effigie de ses coéquipiers chez Cofidis. Par deux fois le voilà miraculé pour le grand départ du Tour de France. Une sélection tardive que le Sarthois accueille avec un bonheur contenu. « Elle me fait vraiment plaisir mais c’est quand même avec un sentiment un peu bizarre car je viens en remplacement d’un copain, explique-t-il. J’aurais préféré être de la composition initiale de l’équipe mais c’est la seconde fois consécutive que les portes du Tour s’ouvrent au dernier moment. En tout cas, j’ai envie de profiter à fond de cette chance. Peu importe le résultat tant que j’ai le sentiment d’avoir tout donné. » Annoncé remplaçant des neuf coureurs retenus par Yvon Sanquer et prévu dès dimanche sur le Tour d’Autriche, Edet était dans les starting-blocks. « La valise était prête. Elle n’a pas été laissée au repos longtemps. Elle était prête du championnat de France et si il n’y avait pas eu le Tour je serai parti au Tour d’Autriche qui commence dimanche. Je n’étais pas encore en vacances. »

Coursier avant tout

L’an dernier, Edet le grimpeur n’avait évidemment pas remplacé Bouhanni dans les sprints. Ce ne sera pas non plus le cas pour Geoffrey Soupe, le poisson-pilote de Bouhanni dans le train de la Cofidis. Le Sarthois contribuera à l’effort collectif mais d’une autre façon plus en adéquation avec ses qualités de coureurs. « C’est simple, j’ai envie de me faire plaisir dans ce Tour et être utile pour l’équipe, même pour les sprints, détaille Edet. Bien sûr, mon travail ne sera pas d’emmener dans les derniers kilomètres mais il y a toujours un travail de protection en amont en début ou en milieu d’étape, de récupération de bidons, c’est-à-dire le quotidien d’une coéquipier sur n’importe quelle course. »

Une ambition mesurée

Un rôle de coursier sur le plat et quelques idées dans la tête quand la route va s’élever. Ancien vainqueur du classement de la montagne sur la Vuelta 2013, le Fertois espère bien se glisser à l’avant dans les cinq massifs traversés par le Tour. « Sur les étapes vallonnées et de montagne, on sera trois grimpeurs, reprend-t-il. Le but sera comme les autres années de se glisser dans des échappées et que l’un de nous obtienne le meilleur résultat possible. » Un objectif très raisonnable. Peut-être trop. Et le maillot à pois rouge ? « Il intéresse tout le monde mais c’est un objectif lointain, clame-t-il. C’est plus un rêve qu’un objectif. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aimerai bien l’avoir sur les épaules mais ça ne se passe pas comme ça… » Pour son 5e Tour de France Nicolas Edet n’en demande pas trop au destin.