John Degenkolb et Alexander Kristoff
John Degenkolb et Alexander Kristoff | AFP

Livarot - Fougère : dernière chance pour les sprinteurs

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Après la Normandie et les splendides falaises d’Etretat, le peloton bascule en Bretagne, ce vendredi, lors de la 7e étape entre Livarot et Fougère. Au menu, 190,5 km d’un tracé vallonné qui a de fortes chances de couronner - pour la dernière fois ? - un sprinteur. A moins que de valeureux échappés jouent leur va-tout jusqu’à Fougères, où la victoire se scellera sur un dernier kilomètre parfaitement place, dans le centre ville de cette sous-préfecture d’Ille-et-Vilaine.

Le parcours

Avec une seule côté répertoriée – la Côte de Canapville (4e catégorie au km 10) – la 7e étape propose un tracé globalement plat. La difficulté ne résidera donc pas dans le profil mais peut-être dans les conditions météorologiques. Comme lors de la 5e étape entre Arras et Amiens, si la pluie et le vent viennent jouer les trouble-fêtes, le peloton devra s’employer pour éviter les bordures ... et les chutes. Si les conditions sont favorables, les sprinteurs devraient se régaler avec une arrivée dessinée pour eux. 

Le profil de la 7e étape du Tour de France 2015
Le profil de la 7e étape du Tour de France 2015

Le coureur à suivre : John Degenkolb (Giant-Alpecin)

Pour cette dernière étape dédiée aux sprinteurs, on surveillera bien évidemment de près l'Allemand André Greipel (Lotto-Soudal), déjà vainqueur à deux reprises cette année sur les routes du Tour. Toutefois, un autre coureur Allemand sera aux abois. Il s'agit de John Degenkolb (Giant-Alpecin).  Pour sa 3e participation à la Grande Boucle, Degenkolb espère bien inscrire son nom au palmarès de cette épreuve. Très en jambes depuis le début du Tour, et actuellement en lice pour le maillot vert du meilleur sprinteur, il viendra, à coups sûrs, se mêler à l'emballement final, à Fougère. Mais, en raison de sa pointe de vitesse un peu en deçà des cadors du sprint comme Mark Cavendish ou Greipel, il lui faudra être extrêmement bien placé pour faire la différence.

L'expression du jour : "Sucer la roue"

Cette expression, plutôt imagée, se dit d'un coureur qui se cale dans le sillage d'un autre coureur pour limiter ses efforts et/ou éviter le vent et qui refuse de collaborer en passant des relais. Le panache, il le garde généralement pour plus tard, afin de pouvoir, si c'est possible, sauter un adversaire sur la ligne. Pas vraiment glorieuse, cette stratégie peut s'avérer payante mais la réputation qui en découle n'est pas vraiment flatteuse. Et si elle devient "régulière", cette technique peut rapidement faire de vous un vulgaire "suceur de roue".

La légende du Tour

Si le sprint allemand est actuellement au top, grâce notamment à André Greipel, John Degenkolb ou encore - même s'il est absent du Tour - Marcel Kittel, cette tendance n'est pas nouvelle. Loin de là. Avec 6 maillots verts consécutifs (1996-2001) et 12 victoires d'étapes, Erik Zabel fut en effet un des plus grands sprinteurs de l'histoire du Tour de France. Revivez sa victoire à Alençon, en 2002, où, sous les couleurs de la formation Deutsche Telekom,  il devança Oscar Freire et Robbie McEwen.

Isabelle Trancoën