Bahrain-Merida
La formation Bahrain-Merida sur les routes du Tour d'Italie 2017, son premier Grand Tour. | Luk Benies / AFP

Les équipes du Tour (16/22) : Sans Nibali, Bahrain-Merida jouera sur tous les terrains

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La formation Bahrain-Merida s'alignera au départ de la 104 édition de la Grande Boucle sans grand leader pour le classement général en l'absence de l'Italien Vincenzo Nibali, exténué par un Giro terminé à la 3e place. Ainsi, c'est un autre Transalpin, le sprinteur-puncheur Sonny Colbrelli, qui devrait s'illustrer à la recherche d'une victoire d'étape. Mais avec Ion Izagirre, Javier Moreno ou encore Janez Brajkovic, Bahrain-Merida semble suffisamment armée pour frapper un peu partout...

L'objectif : Lever les bras, n'importe où, n'importe quand

Encore une autre équipe fraîchement créée qui va découvrir les routes du Tour, non sans ambition ! Si la figure de proue de Bahrain-Merida, l'Italien Vincenzo Nibali (lauréat de 2 Tours d'Italie, du Tour de France 2014 et du Tour d'Espagne 2010) ne sera pas de la partie, la structure bahreïnie pourra tout de même compter sur des hommes qui savent gagner. En premier lieu lors des arrivées massives où les deux vétérans slovènes Grega Bole (31 ans) et Borut Bozic (36 ans) seront chargés d'amener le Lombard Sonny Colbrelli à sa première victoire dans une épreuve de trois semaines. Une fois entrée dans les massifs montagneux, Bahrain-Merida ne devrait pas non plus démériter avec le duo de grimpeurs espagnols dépêchés à la Movistar, Ion Izagirre et Javier Moreno. Avec un autre coureur slovène, Janez Brajkovic, à la carrière toujours aussi mystérieuse (vainqueur du Critérium du Dauphiné en 2010 mais sans aucun résultat notoire depuis trois ans !), on pourrait également être surpris. C'est l'avantage quand on donne ses premiers coups de pédale sur la grand-messe de juillet...

Le leader : Rapide comme Sonny Colbrelli

A 27 ans, Sonny Colbrelli est le dernier venu dans la ronde des sprinteurs qui comptent. En 2017, l'Italien a découvert le circuit World Tour à plein temps (après 4 saisons à la Bardiani en division inférieure) et il a plutôt réussi ses débuts ! Vainqueur de la 2e étape de Paris-Nice et de la Flèche Brabançonne, le natif de Brescia a tout simplement signé les deux plus belles victoires de sa carrière. En accumulant les top 10 sur les grandes classiques du calendrier (7e du GP E3, 9e de l'Amstel Gold Race et 10e du Tour des Flandres), il confirme ses capacités de sprinteur endurant sachant passer les bosses. Un cocktail qui pourrait le mener à jouer des coudes aux côtés des Peter Sagan, Greg Van Avermaet et autre Michael Matthews...

L'homme à suivre : Ion Izagirre, le Basque qui grimpe

Pour Ion Izagirre, c'est un peu la même histoire, mais avec les bouquets en moins ! Le Basque de 28 ans est d'une régularité impressionnante cette saison sur les courses d'une semaine (3e du Tour du Pays Basque, 5e du Tour de Romandie et du Tour de Suisse, 7e de Paris-Nice) ainsi que sur les courses d'un jour (3e du championnat d'Espagne, 5e de Liège-Bastogne-Liège et 7e de l'Amstel Gold Race). En quittant la Movistar à l'intersaison, ce grimpeur également à l'aise en contre-la-montre (champion d'Espagne de la discipline en 2016) pourrait bien se dévoiler aux yeux du grand public dans les hautes sphères du classement général. Son succès d'étape à Morzine sur la 20e étape de la dernière Grande Boucle était peut-être un signe...

L'équipe Bahrain-Merida pour le Tour de France

Ion Izagirre (ESP), Yukiya Arashiro (JAP), Grega Bole (SLO), Borut Bozic (SLO), Janez Brajkovic (SLO), Ondrej Cink (CZE), Sonny Colbrelli (ITA), Tsgabu Grmay (ETH), Javier Moreno (ESP)

Fabien Mariaux