Les combatifs récompensés

Les combatifs récompensés

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Le Tour de France ne serait pas une épreuve exceptionnelle s'il n'était marqué par ces échappées au long cours, ces raids solitaires, ou ces flamboyantes attaques de baroudeurs partis à l'aventure. La plupart du temps, ces initiatives sont anéanties à l'approche de la ligne d'arrivée. Mais elles font néanmoins le sel de la course. C'est pour que perdure cet esprit offensif qu'a été créé en 1955 le Prix de la combativité, récompensant les coureurs qui osent.

Chaque soir, au terme de l'étape, ce prix est remis au coureur qui s'est distingué dans la journée par son courage et son engagement dans l'attaque. Bref, ce sont les coureurs les plus généreux dans l'effort qui sont récompensés. Le dimanche 27 juillet, après l'étape des Champs-Elysées, le Super Combatif sera ensuite désigné, récompensant le coureur le plus valeureux  sur l'ensemble du Tour.

Ce prix du Super-Combatif, inscrit dans les règles du Tour en 1956, témoigne de la volonté des organisateurs de ne pas honorer seulement ceux qui gagnent, mais aussi ceux qui font la course, et il s'adresse au coureur ayant manifesté, sur l'ensemble de l'épreuve, les vertus essentielles au cyclisme que sont  la pugnacité et l'esprit d'initiative.

Depuis 1990, le Prix de la Combativité-Antargaz, dont l'ambassadrice est la championne de France sur route 2012 Marion Rousse, est attribué par un jury composé de journalistes sportifs et d'anciens coureurs, parmi lesquels Laurent Jalabert, consultant de France Télévisions, et Thierry Gouvenou, ex-coureur et actuel directeur sportif du Tour de France.

Christian Grégoire