bilan français Tour
Bilan hétérogène pour les Français sur le Tour de France. | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le bulletin de notes des Français sur le Tour

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Avec une seule petite victoire au compteur, l’œuvre de Romain Bardet sur la 19e étape entre Albertville et Saint-Gervais Mont-Blanc, le bilan Français peut paraître un peu tristoune. D’autant que le coureur d’AGR La Mondiale est le seul tricolore présent dans le top 10. Malgré des performances françaises en deça de celles espérées au début de la compétition, les motifs de satisfaction existent. Francetvsport distribue ses bons et mauvais points.

FELICITATIONS

  • Romain Bardet (AG2R La Mondiale)

Deux ans après les deuxième et troisième places de Jean-Christophe Péraud et Thibaut Pinot, on retrouve à nouveau un Français sur le podium du Tour de France. Plutôt discret lors des deux premières semaines de course, Bardet a attendu les Alpes et la troisième semaine pour vraiment se montrer. Grand bien lui en a pris. Avec en point d’orgue sa formidable victoire vendredi à Saint-Gervais Mont Blanc, doublée d’une deuxième place au général, l’Auvergnat a apporté un peu de lumière sur le cyclisme français jusque-là un peu terne.
Après une 6e place en 2014, une 9e place en 2015, Romain Bardet monte pour la première fois sur le podium de la Grande Boucle. Une jolie évolution qu’il faudra confirmer l’année prochaine.

ENCOURAGEMENTS

  • Julian Alaphilippe (Etixx Quick Step)

Premier Tour et jolie performance pour l’Auvergnat qui a eu le mérite de tenter. Seulement 41e au classement général, à plus de 2h de Chris Froome, le coureur d’Etixx-Quick Step a joué de malchance dans la descente du Grand Colombier, victime d’un saut de chaîne alors qu’il filait seul en tête vers la ligne d’arrivée à Culoz. Plusieurs fois dans des bons coups, le Français a aussi pêché à cause de mauvais choix tactiques. Comme dans la 20e étape entre Megève et Morzine où l’Auvergnat a eu la mauvaise idée d’attaquer Jarlinson Pantano (IAM) et s’est brûlé les ailes. On mettra ça sur le compte de sa jeunesse.

  • Alexis Vuillermoz (AG2R La Mondiale)

Le Jurassien n’a pas remporté d’étape mais a gagné au moins une chose sur ce Tour : sa place pour les Jeux olympiques de Rio. A la faveur du forfait de Thibaut Pinot, le coureur d’AG2R La Mondiale a intégré l’équipe de France olympique grâce à une deuxième partie de Tour réussie. Plusieurs fois échappé, l’ancien vététiste doit notamment sa sélection à sa bonne performance sur l’étape 15 entre Bourg-en-Bresse et Culoz où il s’est classé troisième à l’arrivée. Finalement 20e au classement général à l’issue des trois semaines de course, Vuillermoz a assuré l’essentiel sur ce Tour.

PEUT MIEUX FAIRE

  • Warren Barguil (Giant-Alpecin)

Quand ça veut pas, ça veut pas. Alors qu’il visait un top 10 avant le début de la course, le Breton doit finalement se contenter d’une 23e place, à plus de 52 minutes du leader Chris Froome. Distancé dans le classement général après le passage dans le Jura, le coureur de Giant-Alpecin s’était fixé un autre objectif plus réaliste : remporter une victoire d’étape. Zéro pointé finalement. La faute notamment à une chute lors de l’étape 17 entre Berne et Finhaut-Emosson qui a laissé quelques séquelles. Lors de la 20e étape, le coureur a une nouvelle fois tenté mais a finalement connu un vrai calvaire, condamné à faire la chasse derrière le groupe de tête sous une pluie battante. Pour lui, il était temps que le Tour se termine.

  • Bryan Coquard (Direct Energie)

Sur ce Tour, le « Coq » n’a pu se contenter que des places d’honneur. Parfois, cela s’est joué à vraiment peu comme sur la 4e étape entre Saumur et Limoges où le Français a laissé la victoire à Marcel Kittel pour trois petits centimètres. S’il n’y avait que ça, les encouragements auraient été mérités. Mais le sprinteur a aussi montré des lacunes plus importantes comme sur l’arrivée à Montauban ou au Parc des Oiseaux où il s’est retrouvé enfermé à quelques encablures de la ligne. Les Champs-Elysées restaient alors son dernier espoir mais une crevaison à l'approche de la ligne en a décidé autrement. Soucieux de s’ancrer parmi les grands du sprint, Bryan Coquard devra un peu attendre.

BONNET D'ANE

  • Thibaut Pinot (FDJ)

Il est certes facile de s’attaquer à un coureur ayant abandonné le Tour à cause d’un virus. Mais toujours est-il que Thibaut Pinot a déçu. Grosse chance de podium côté tricolore, le néo champion de France du contre-la-montre a vite montré ses limites dès les premières pentes des Pyrénées, dans le col d’Aspin. Malgré un sursaut en Andorre lors de la 9e étape où il a terminé sixième et s’est emparé du maillot à pois, le Franc-Comtois a de nouveau explosé le 14 juillet dans le Ventoux où il a terminé à plus de 28 minutes de Thomas De Gendt, vainqueur du jour. Le lendemain, il annonçait son abandon du Tour et son forfait pour les Jeux olympiques. Sale été pour Pinot.

Marine Couturier @Marine_Ctrier