La montée du Plateau de Beille
La montée du Plateau de Beille est traditionnellement toujours prise d'assaut par les spectateurs | MAXPPP - PQR - L'EST REPUBLICAIN -MARCHI

12e étape - Lannemezan - Plateau de Beille: trois sommets et un pic pour quitter les Pyrénées

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La troisième journée du Tour de France dans les Pyréenées sera longue et difficile pour les coureurs. Pas moins de quatre ascensions, dont deux en 1e catégorie et un hors-catégorie, sont au programme des 195km de cette 12e étape. Cela commencera avec le col de Portet-d'Aspect (2e catégorie), suivi de celui de la Core (1e catégorie), puis le Port de Lers (1e catégorie), avant de finir avec l'eescalade du Plateau de Beille, longue de 15.8km avec une pente moyenne de 7.9%. A l'issue de la journée, il faudra entrer dans les délais pour les moins à l'aise en montagne.

Le parcours

Vingt ans après le décès accidentel de l'Italien Fabio Casartelli, le Portet-d'Aspet sera la première difficulté de la journée, avec un sommet à 1069m après seulement 57km de course. Il n'y aura donc que peu de temps mort en ce début d'étape, où les sprinteurs, et notamment l'ancien tenant du maillot vert Greipel, pourront marquer des points au km20 lors du sprint intermédiaire. C'est un tracé en forme de saute-mouton, de montagne-russe qui attend le peloton. Après le Portet-d'Aspet, place à l'usant col de la Core, classé en 1e catégorie dans la vallée de Bethmale. Ce n'est pas une pente trop raide, mais cela dure 14km. La course grimpe ensuite, par le versant de Massat, au port de Lers (1re  catégorie), une zone préservée à proximité du somptueux massif de Montcalm, avant la descente sinueuse et technique vers Vicdessos. Là-aussi, la longueur (13km) sera la plus difficile à gérer, avec néanmoins les 1000 derniers mètres à 8% qui peuvent faire mal.

Les coureurs auront ensuite de longs faux-plats avant de terminer la journée par un sommet, presque un mur. Pour de nombreux cyclistes, la montée du Plateau de Beille est l'équivalent de l'Alpe-d'Huez. Une pente moyenne à 7.9%, sur 15km. Ce sera la sixième fois, depuis 1998, que la Grande Boucle terminera une journée ici. Les vainqueurs d'étape donnent une idée de la difficulté: l'Italien Marco Pantani (1998), l'Américain Lance  Armstrong (2002 et 2004, déclassé ensuite), l'Espagnol Alberto Contador (2007)  et le Belge Jelle Vanendert (2011).

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Vidéo: La 12e étape vue par Didier Rous (Cofidis)

Le coureur à suivre: Alberto Contador

Onzième de la 10e étape à 2'51" de Chris Froome mardi, Alberto Contador a suivi le rythme des Sky mercredi. Bien sûr, il n'y a pas eu d'attaque. Bien évidemment, la formation britannique n'a pas forcé l'allure. Mais l'Espagnol a avoué, à l'issue de cette étape, qu'il se sentait mieux. Preuve en est: c'est lui qui est allé chercher le maillot jaune lorsque celui-ci a voulu grappiller quelques secondes dans les derniers mètres de l'étape. Sa journée de mardi était-elle un simple accroc ? Le leader de la formation Tinkoff a, en tout cas, l'opportunité de le démontrer lors de cette 12e étape, avec un final qu'il connaît bien pour s'y être imposé en 2007. 

L'expression du jour: L'autobus

Avec quatre ascensions longues lors d'une troisième journée consécutive dans les Pyrénées, les jambes risquent d'être lourdes pour tout le monde. Et les difficultés du jour ont de grandes chances de créer un "autobus", ou un "grupetto" très rapidement. Ce terme s'applique surtout lors des étapes de montagne pour parler d'un groupe de coureurs attardés, qui unissent leurs efforts pour rallier l'arrivée dans les délais. Il y a souvent des "spécialistes" de l'autobus, très forts pour calculer les délais qui leur permettront de ne pas être mis hors course. Et plus le groupe est important en nombre, plus le jury aura du mal à éliminer les membres du "grupetto" s'ils ne parviennent pas à rentrer dans les délais.