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L'équipe Lampre-Merida lors du contre-la-montre par équipes du Dauphiné | DE WAELE Tim / TDWsport Sarl / DPPI media

La recette de Philippe Mauduit pour un contre-la-montre réussi

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Ancien directeur sportif d’Alberto Contador désormais chez l’équipe italienne Lampre, Philippe Mauduit met les pieds dans le plat du contre-la-montre par équipes. Le Français nous livre tout chaud les ingrédients pour un chrono réussi.

L’ingrédient de base : un neuf tout frais et uni

« C’est bête à dire mais il faut déjà avoir une équipe, c’est-à-dire qu’il faut avoir la chance d’avoir neuf coureurs au départ, de ne pas avoir de blessé. Mais pour aller vite, il ne faut pas s’attacher à finir à neuf absolument. Il faut avoir su créer avec ses neuf coureurs un vrai collectif où les mecs sont concentrés sur chaque coup de pédale, sur chaque endroit où on pose les roues. Il faut créer un groupe homogène et avancer kilomètre par kilomètre. »

Le condiment : une technique bien huilée

Il y a un aspect technique très important. Déjà sur toute la partie aérodynamique. Plus les coureurs sont près les uns des autres, plus on gagne du temps. Après il y a toute la technique du relais. Il faut savoir quand et comment accélérer, quand et comment s’écarter. Tout ça se travaille.

La cuisson : A fond mais pas trop cuit

« Le chrono par équipes, c’est un sprint du début à la fin. » Si on joue quelque chose, aucun répit n’est accordé dans ce genre d’exercice. Il se fait donc à bloc et celui qui ralentit l’équipe doit s’éliminer de lui-même. « Il faut que chacun soit humble car celui qui va tomber sur un mauvais jour ne pourra pas prendre un long relai. Les autres doivent l’aider et ils acceptent que certains en fassent moins. Le coureur moins bien devra se garer au bon moment pour ne pas ralentir la vitesse. »

La touche du chef : un objectif motivant

« Les équipes le travaillent plus ou moins le chrono selon leurs objectifs. Si on envisage la gagne, il faut absolument mettre des moyens humains et techniques pour briller dans cet exercice. Il faut dédier des stages spécifiques comme le font Sky ou Orica-GreenEDGE. Après c’est une stratégie. Quand on a un leader capable de gagner un grand tour, il faut le faire. Si on ne joue pas sur ce tableau, ne vaut-il mieux pas consacrer cette énergie et ces moyens à autre chose pour améliorer les résultats de l’équipe ? A la Lampre, traditionnellement l’équipe ne s’est jamais vraiment penchée sur le sujet. on a fait d’autres choix. »