Yoann Offredo (Wanty) échappé sur le Tour de France
Yoann Offredo (Wanty) échappé sur le Tour de France | AFP - Marco BERTORELLO

Tour de France 2018 : La nouvelle échappée belle de Yoann Offredo (Wanty)

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Yoann Offredo a fait partie des trois échappées français de cette 1re étape du Tour de France 2018. Plus de 190km passés devant, avant que le peloton les avale. Mais le coureur de la formation Wanty ne s'arrêtera pas là. En 2017, pour son 1er Tour, il avait fait un "appel aux échappés". Aujourd'hui, il a pris du plaisir, et l'avoue: "Je n’aime pas rester dans le peloton. Quand je suis échappé, j’ai l’impression que c’est MON Tour de France."

En 2017, il s'était mis en évidence par un coup de gueule original. Lassé de voir les étapes se finir inlassablement au sprint, Yoann Offredo  en avait appelé aux candidats à une échappée, sur le plateau du Vélo Club.

Un an après, Yoann Offredo n'a pas changé. Ses envies d'ailleurs l'ont poussé encore aux avant-postes.

Au kilomètre 0 de la 1re étape de cette édition 2018, le natif de Savigny-sur-Orge, il est parti avec deux compagnons d'échappée, Kevin Ledanois (Fortuneo) et Jérôme Cousin (Direct Energie). Face à eux, 201km, et une quasi-certitude: le retour du peloton en fin de parcours pour jouer la victoire au sprint. Mais peu importe. L'impatience de se lancer dans la 2e Grande Boucle de sa carrière était trop grande. "C’est avec beaucoup d’excitation que je retrouve le Tour de France", disait-il lors la présentation officielle des coureurs à La Roche-sur-Yon, jeudi soir. "Le Tour c’est quelque chose chose d’intemporel. Il y a quelque chose avec cette épreuve, comme la Madeleine de Proust."

Cette année, il sait ce qui l'attend

Pour son deuxième Tour en carrière à 31 ans, le coureur de l'équipe Wanty ne s'imaginait pourtant pas repartir à l'abordage. "A mon grand désarroi, j’ai fait la reconnaissance des étapes", expliquait-il jeudi. "Je ne l'avais pas fait en 2017, et je le regrette, car je me rends compte que c’est très très dur. L’année dernière, j’avais pris les échappées sans savoir que ce serait aussi dur. Si j’avais su, je n’y serais peut-être pas allé."

Pourtant, Yoann Offredo y est allé. Et en a même remis une couche pour relancer l'échappée à deux, avant d'être repris dans les dix derniers kilomètres. Combatif du jour, il disait à l'arrivée: "Est-ce que c’est une récompense d’être le combatif du jour ? Oui. C’est le cadeau du perdant. Mais la vraie récompense, c’est le sourire des gosses sur le bord de la route, ce public nombreux en Vendée. C’était quelque chose d’exceptionnel."

"C'est dans la nature de l'homme de s'échapper"

Et le coureur de Wanty y retournera encore. C'est dans ses gênes: "C’est dans la nature de l’homme de vouloir s’échapper. Je n’aime pas rester dans le peloton. Quand je suis échappé, j’ai l’impression que c’est MON Tour de France. Je ne vois pas le reste du monde, ce qui se passe derrière. J’ai pris le temps, sur une 1re partie de course, de savourer ce moment, de me dire que c’est vraiment une chance d’être ici." Le peloton est prévenu: pour son 2e Tour, le Français est toujours candidat à l'échappée belle.