montagne TDF 2014 prétexte
. | LIONEL BONAVENTURE / AFP

La montagne, c’est un autre Tour qui commence

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Le début de la montagne n’est pas facile à appréhender pour les coureurs du Tour de France. Changement de braquet et de rythme dès mardi à La Pierre-Saint-Martin. Et ça ne fait que commencer.

C’est le jour J pour les équipes de grimpeurs. Pendant que ses coureurs filent au départ, le visage tendu vers leur objectif, Vincent Lavenu détaille cette transition qui attend les coureurs du peloton. « Il va y avoir un changement de rythme, explique le manager d’AG2R-La Mondiale. On a passé une semaine à tirer des grands braquets et on va commencer par une pente très raide. La première journée est importante quant aux sensations qu’on peut avoir. On espère que nos leaders resteront au contact. » Sur des développement plus petits, il faut s’adapter. Tous les coureurs ont donc intérêts à bien faire tourner les jambes en début de journée.

Bonne ou mauvaise surprise ?

Pour cette entrée dans les Pyrénées, il y a un facteur aggravant : la journée de repos. Relancer la machine n’est pas toujours simple. « Nous on n’a pas mal aux pattes. Le coureur est lui plus sur ses sensations. Certains risquent de perdre leurs illusions dès aujourd’hui, reprend Lavenu. Le lendemain d’une étape de repos, il y a toujours de bonnes et de mauvaises surprises. On espère faire partie des bonnes. Il faut voir comment les organismes vont réagir à tous les niveaux. Pour les champions, les protagonistes du classement général, chez les grimpeurs. On a aussi nos incertitudes mais on a plein d’espoirs parce qu’on a des grimpeurs de haut rang. Mais on n’est pas les seuls. »

"On a bossé pour ça"

Chez AG2R, la montagne était attendue depuis le départ. Si Bardet et Péraud ont lâché un peu de temps, il ne faut pas se laisser abattre et partir vaincu. « On doit positiver le message plutôt que d’aller dans le sens du coureur qui a des incertitudes, avoue Lavenu en évoquant Romain Bardet. C’était l’idée des derniers mots dans le bus. On a bossé des mois pour ça. Maintenant on y est, donc c’est l’optimisme qui prévaut, pas autre chose. » En filigrane du discours de Julien Jurdie, le directeur sportif de l’équipe savoyarde, la montagne ça vous gagne !