Jan Bakelants à la signature
Jan Bakelants à la signature. | MATHILDE L'AZOU

Jan Bakelants, dossard 13 sur le dos et victoire d'étape en tête

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Il a beau avoir le dossard 13 sur le dos, Jan Bakelants n'a pour l'instant pas connu la malchance sur ce Tour 2015. Désormais 19e du général, le coureur belge fait sa place, discrètement, au sein l'équipe AG2R La Mondiale qui compte trois coureurs dans les 25 premiers.

Comme le veut le règlement, Jan Bakelants a deux dossards dans le dos. Le numéro 13, qui pourrait effrayer plus d'un superstitieux. Comme le veut la tradition, le coureur belge en a accroché un à l'endroit, l'autre à l'envers. « C'est la tradition dans le peloton. On fait comme ça, c'est tout. Je fais pas vraiment attention à ce genre de chose ». Le puncheur de 29 ans a beau porter le dossard que personne n'aimerait avoir dans le peloton, il est un des hommes d'AG2R La Mondiale à avoir été le moins touché par la poisse depuis le début du Tour.

Dossard numéro 13.
Dossard numéro 13.

Pas de chute grave ni de défaillance, mais un podium et deux onzièmes places : le bilan de Bakelants est plutôt bon, à trois jours des Champs-Elysées. Mieux encore, celui qui est surnommé « Sterke Jan » (Jan le costaud) est dans le top 20 du classement général : 19e, à 39'22 de Christopher Froome. « J'avais déjà fait ça en 2013, où j'ai terminé 18e du général. Mais ça tout le monde semble l'avoir oublié », se permet-il à l'arrivée de Pra Loup, qu'il franchit à la 11e place. Pourtant, c'est cette année-là que l'ancien coureur d'Omega Pharma Quick-Step s'était révélé aux yeux du grand public, en remportant la deuxième étape du Tour de France. Et en empochant le premier maillot jaune de sa carrière.

Une progression lente et discrète

Jan Bakelants a mis du temps à éclore. Sa victoire sur le classement général du Tour de l'Avenir 2008 lui promettait de grands résultats une fois chez les pros. Passé à l'échelon supérieur en 2009 chez Topsport Vlaanderen, le coureur belge a connu une progression discrète. Six ans plus tard, ce grand blond a beau avoir décroché une victoire d'étape sur le Tour, et une autre sur le Dauphiné, il n'en reste pas moins très discret. Aux villages-départs et aux arrivées, les spectateurs n'en ont que pour leurs héros français, Bardet, Peraud et désormais Vuillermoz. Pourtant, Bakelants, fraîchement débarqué chez AG2R, ne ressent pas la moindre différence entre un Tour couru dans une équipe française, et étrangère : « Le Tour est important partout. Quelque soit l'équipe dans laquelle on est, qu'elle soit américaine, belge, française ».

Cet ancien de chez Radioshack Nissan n'a pas encore des ambitions sur ce Tour : « J'ai l'objectif de faire encore quelques belles places jusque Paris ». A Pra Loup, il a fallu l'aide d'un commissaire pour qu'il continue de rouler après la ligne. Qu'importe, aujourd'hui, Bakelants est de nouveau en tête, avec ses coéquipiers Romain Bardet et Christophe Riblon. Comme le veut la tradition, il a de nouveau mis son dossard 13 à l'envers. Mais comme le veut le sport, il visera la victoire d'étape. Et qu'importe son numéro.