Vuillermoz van summeren mur de bretagne
Alexis Vuillermoz félicité par son coéquipier chez AG2R-La Mondiale Johan Van Summeren | YORICK JANSENS / BELGA MAG / BELGA/AFP

Ils en pincent tous pour Vuillermoz

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Assis par terre, Alexis Vuillermoz peine à récupérer. C’est à peine s’il voit ses coéquipiers venir le féliciter. La double attaque dans le Mûr de Bretagne a été tellement violente que le puncheur d’AG2R-La Mondiale est dans un état second. Autour de lui, c’est l’extase. A trois jours de la première étape pyrénéenne, l’équipe Française vient de lancer son Tour de France.

Ses qualités sautent aux yeux. Pour ceux qui le côtoient tous les jours à l’entraînement, Alexis Vuillermoz est une sacrée pépite. Son éclosion sur le Tour était programmée à courte échéance. Huit jours ont suffi pour qu’il score sa première étape chez les cadors. Pas loin sur le mur de Huy (3e derrière Purito Rodriguez et Chris Froome), il a remis ça dès qu’une nouvelle occasion s’est présentée. « Hier on lui a mis un peu la pression mais il gère tout », raconte Damien Gaudin, son coéquipier chez AG2R. Sur des arrivées comme ça il peut être intraitable. Un jour il arrivera à gagner la Flèche Wallonne. »

Il a mis une sacoche à Froome et Sagan

Spécialiste des arrivées dans les côtes les plus pentues, le Jurassien a bluffé son équipe. A commencer par son manager d’AG2R Vincent Lavenu : « C’est incroyable ! Je sais que c’est un garçon qui a des qualités mais à ce niveau-là ! Il a été capable de mettre une sacoche à Froome et à Sagan. C’est un caractère incroyable. C’est un vrai champion. » Issu du VTT comme lui, Jean-Christophe Péraud n’est pas surpris par cette victoire pleine de panache. « Quand il a attaqué, les cadors n’ont pu que se rasseoir. C’est un puncheur de fou, lâche le 2e du Tour 2014. Il m’impressionne ! »

Ne pas avoir peur des autres

Les jambes et la tête, c’est la leçon que retiennent aussi ses coéquipiers. « Il ne s’est pas dégonflé », a commenté Romain Bardet. « Il ne faut pas avoir peur des autres », retient Gaudin qui attend ce soir avec impatience pour fêter cette belle victoire. « On ne va pas louper ça. Gagner sur le Tour c’est vraiment super. Ce n’est pas le champagne qui va nous donner mal aux jambes. » Aux jambes peut-être pas. A la tête sûrement.