Greipel
André Greipel | AFP

Greipel peut-il passer au vert ?

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Depuis qu’il l’attendait, André Greipel a enfin obtenu sa victoire d’étape à Reims. Cela lui a enlevé un poids, et peut-être relancé dans la course au maillot vert. Car même s’il est encore loin du leader Peter Sagan, l’Allemand de l’équipe Lotto-Belisol n’hésite pas à aller prendre les points dans les sprints intermédiaires. Il l’affirme, cette année, il tentera de passer la montagne pour être encore là dans les étapes intermédiaires.

« Ce n’est pas seulement une victoire pour moi mais aussi pour l’équipe. Nous avons été énormément critiqués ces derniers jours, mais nous avons toujours continué à y croire. Nous avons perdu Greg Henderson, qui était un pion important dans notre dispositif pour imposer le train avant le sprint. Nous avons dû nous réorganiser. Il y avait de la pression sur mes épaules. J’ai répondu à la pédale. C’est ma 13e victoire de la saison. Ma chute à Gand-Wevelgem m’avait sérieusement contrarié, mais la préparation pour le Tour s’était bien déroulée. Je savais que je pouvais avoir le rythme et partir d’assez loin. Maintenant que je me suis rassuré, je peux viser mieux. Les parcours est globalement plus difficile et les étapes de transition moins nombreuses, mais il y a encore des points à glaner. La condition est bonne en ce moment et c’est le plus important. L’objectif est surtout de passer les étapes difficiles pour essayer d’aller décrocher d’autres victoires. Pour le maillot on verra ».

Afin d’encourager le vainqueur de l’étape de Reims à y croire, on pourrait lui rappeler que les trois dernières arrivées dans la capitale du Champagne l’ont été au sprint, et chaque fois celui qui s’est imposé (Djamolidine Abdoujaparov en 1991, Robbie McEwen en 2002 et Alessandro Petacchi en 2010), ont ensuite remporté le classement par points.

Vidéo : la victoire de Greipel à Reims

Christian Grégoire