Marcel Kittel entouré de Mark Cavendish et André Greipel
Marcel Kittel entouré de Mark Cavendish et André Greipel | YORICK JANSENS / BELGA / AFP

Greipel, Kittel, Cavendish, Coquard : les sprinteurs attendus sur ce Tour de France 2016

Publié le , modifié le

Pas moins de 6 ou 7 étapes peuvent tomber dans l’escarcelle des rois de la vitesse si l’on se fie au profil du parcours. André Greipel, le meilleur sprinteur du Tour 2015 avec 4 succès, et ses prédécesseurs Marcel Kittel et Mark Cavendish, vont pouvoir s’en donner à cœur joie notamment lors d’une première semaine où les occasions offertes seront nombreuses. En l’absence de Nacer Bouhanni, la meilleure carte tricolore s’appelle Bryan Coquard.

Le meilleur sprinteur sera-t-il le maillot vert à la fin du Tour ? La question mérite d’être posée vu que ça n’a pas été le cas ces dernières années avec le quadruplé de l’insatiable Peter Sagan, peut-être le coureur le plus doué de sa génération mais assurément pas le plus rapide du peloton au sprint.

Greipel, Kittel, les puncheurs allemands

Sur les dix dernières éditions de la Grande Boucle, le vainqueur du classement par points n’a pas été celui qui avait remporté le plus d’étapes à six reprises. Et depuis 2008, seul Mark Cavendish peut se targuer d’avoir fait coïncider paletot vert à Paris et statut de meilleur sprinteur (5 étapes en 2011). Cet été encore, la lutte pour le maillot vert mettra aux prises de nombreux coureurs dont le champion du monde slovaque, mais les plus grands sprinteurs ont d’autres objectifs que cet accessit : des victoires !


André Greipel, qui a passé quatre fois la ligne d’arrivée en vainqueur en juillet dernier (en Zélande, à Amiens, à Valence et sur les Champs-Elysées), entend bien rester le plus rapide du peloton nonobstant l’éventuel maillot vert qui pourrait le récompenser à la fin (l’Allemand avait terminé 2e en 2015 à 66 points de Sagan). Le Gorille de Rostock (34 ans le 16 juillet) compte déjà 7 succès cette saison (dont 3 sur le Giro). Le colosse de l’équipe Lotto-Soudal a remporté 10 victoires sur le Tour et au moins une chaque année depuis 2011. Il espère poursuivre sa série en juillet.


Un autre coureur d’outre-Rhin pourrait bien lui damer le pion : Marcel Kittel. Le coureur de la formation Etixx-Quick Step (28 ans) veut retrouver son statut de meilleur sprinteur du monde après une non-sélection l’an dernier pour cause de retour en forme trop tardif au sein de l’équipe Giant-Alpecin qu’il s’apprêtait à quitter. Lauréat de deux étapes au Tour d’Italie, Kittel veut retrouver son rythme de quatre succès par Tour, total réalisé en 2013 et 2014. A l’époque, il avait pris la mesure à la régulière de l’ancienne référence, Mark Cavendish.

Cavendish peut doubler Hinault

Le Britannique avait nettement dominé la période 2008-2012 (23 étapes remportées dont 6 en 2009, sa meilleure saison). Depuis il a un peu stagné avec deux succès en 2013 et un seul en 2015, ce qui a porté son total à 26. S’il retrouve la grande forme, The Man of Man pourrait profiter de ce Tour pour doubler Bernard Hinault (28 étapes) avant de viser le record absolu détenu par Eddy Merckx (34). A 31 ans, le sprinteur de Dimension Data n’a plus de temps à perdre mais il a perdu sa pointe de vitesse (3 victoires seulement en 2016).


D’autres coureurs postuleront aux récompenses lors des étapes promises aux plus rapides du peloton. Rien que la première semaine, les arrivées à Utah Beach, Angers, Limoges ou Montauban devraient convenir –en plus de ceux déjà cités- à des sprinteurs comme John Degenkolb (Giant-Alpecin, 27 ans), Alexander Kristoff (Katusha, 29 ans), Michael Matthews (Orica-GreenEdge, 25 ans) voire Edvald Boasson Hagen (Dimension Data, 29 ans) si Cavendish n’est pas au mieux.

La meilleure chance française reste Bryan Coquard, vainqueur de 13 courses depuis janvier dont trois étapes des Quatre jours de Dunkerque. En l’absence de l’infortuné Nacer Bouhanni sur lequel l’équipe Cofidis doit regretter d’avoir tout misé, le coureur de la formation Direct Energie tentera de ranimer la flamme d’un sprint tricolore qui gagne beaucoup ces dernières années mais pas sur la Grande Boucle, là où la concurrence est la plus vive.