Christian Prudhomme et François Hollande
Le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, accueille François Hollande sur la 6e étape du Tour de France 2014 | DR

François Hollande sur la route du Tour et de la guerre 14-18

Publié le , modifié le

Le président de la République, François Hollande, a profité du passage du Tour de France sur le Chemin des Dames, lors de la 6e étape entre Arras et Reims, pour suivre la fin de la course. Un moment très fort pour commémorer la guerre 1914-1918, un endroit où son grand-père paternel, Gustova Hollande, a combattu.

Vidéo: L'arrivée de François Hollande sur le Tour

"C'est vrai que c'est avec beaucoup d'émotion que je suis là parce que mon  grand-père, qui a vécu très longtemps, m'a plusieurs fois rappelé, raconté sa  guerre et notamment ici sur le Chemin des Dames", a confié à la presse le  président de la République, qui s'est rendu au cimetière du petit village de  Cerny-en-Laonnois (Aisne), où reposent plus de 5.000 soldats français et 7.000  soldats allemands, avant de visiter la spectaculaire Caverne du Dragon, où  cohabitèrent les belligérants séparés par les parois rocheuses.

"C'est bien que le Tour de France décide de passer, à l'occasion du  centenaire, par le Chemin des Dames, pour montrer que cette image de fête peut  aussi correspondre à un souvenir", a aussi souligné M. Hollande,  chaleureusement accueilli par les nombreux spectateurs alignés sur le bord de  la route sous un ciel bas et brumeux. "Merci d'avoir distingué notre belle terre du Chemin des Dames. Une terre  trop méconnue qui a beaucoup souffert", a lancé une femme.

"Un moment de mémoire"

"Pour moi, c'est à la fois un rappel de ce qui a été une histoire familiale  et qui est celle de beaucoup de Français, et en même temps un moment de mémoire  par rapport à ce qui a été un des champs de bataille les plus meurtriers de  l'histoire de la Première Guerre mondiale, et Dieu sait s'il y en a eu  beaucoup", a répondu en écho un peu plus tard le chef de l'Etat, soulignant  qu'aucun président de la Ve République n'était jusqu'à présent venu sur cette  terre, où fut lancée le 16 avril 1917 l'une des offensives les plus meurtrières  de la Grande Guerre.

Le général de Gaulle y fit un passage éclair en 1951 et Lionel Jospin en  1998. "Verdun a longtemps représenté ce qu'avait été la Première Guerre mondiale.  C'est un lieu tellement symbolique de l'atrocité qu'il a absorbé toute (la  mémoire) de la Première Guerre mondiale", a expliqué M. Hollande, rappelant la  fameuse poignée de main entre François Mitterrand et Helmut Kohl à Douaumont (Meuse) en septembre 1984.

Vidéo: L'interview de François Hollande après l'arrivée de la 6e étape

AFP