Flamme rouge - Etape 7 Tour de France 2016
La flamme rouge effondrée sur le peloton | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Flamme rouge dégonflée, bus Orica bloqué, des clous sur la route : le Tour habitué aux scènes folles

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Le Tour de France a vécu une péripétie dont il se serait bien passé ce vendredi dans le col d'Aspin. Alors que Steve Cummings venait de remporter l'étape, l'arche gonflable annonçant le dernier kilomètre de la 7e étape s'est écroulée sur le passage du peloton. Un spectateur serait à l'origine de l'incident. La scène fait en tout cas écho à d'autres incidents qui ont émaillé ces dernières éditions.

Danger, derniers kilomètres ! Quelques jours après la polémique autour de la nécessité de figer les classements lors des cinq derniers kilomètres, c'est une fois de plus les derniers hectomètres de la course qui feront parler au soir de la 7e étape au Lac de Payolle. Alors que la course touche à son but, la flamme rouge se dégonfle sur le passage des coureurs. Adam Yates (Orica-BikeExchange) se retrouve emporté au sol, empalant son vélo dans l'arche. Le coureur britannique s'en sortira avec quelques points de sutures. Autour de lui, ses collègues peloton tentent de passer sous la flamme vaille que vaille, en courant et en poussant leur vélo sous l'appendice en plastique. Une séquence surréaliste qui n'aurait pas dénoté dans un championnat de cyclo-cross. Plus de peur que de mal au final, puisque les classements de l'étape seront figés pour ceux qui ont été impliqués dans cette mauvaise aventure.

Alors que l'on craignait un sabotage, ce serait finalement un spectateur qui aurait provoqué involontairement l'effondrement de l'arche gonflable. "Les circonstances ne sont pas encore parfaitement déterminées mais, selon un témoin oculaire, un spectateur qui passait trop près a accidentellement arraché la goupille qui tient l'un des quatre pieds à la base de l'arche. L'air a continué à pulser mais il est parti dans le vide", a déclaré le directeur du Tour, Christian Prudhomme. Au cœur d'une 103e édition assez convenue, où les sprinteurs gagnent des sprints et où les baroudeurs baroudent, voilà de quoi rajouter - bien involontairement - un peu de sel à ces arrivées.

Le Tour, habitué aux scènes surréalistes

Le Tour de France nous a déjà offert ces dernières années quelques scènes surréalistes. En 2013, le bus d'Orica Green Edge restait bloqué sur la ligne d'arrivée à Bastia, mettant en péril l'arrivée de la première étape. En 2012, des clous provoquaient une épidémie de crevaisons dans le peloton au cours de la 14e étape. Il ne s'agissait pas là d'une maladresse humaine mais de la volonté de certains perturbateurs de gêner la course. 

En 1998, les spectateurs du Tour assistaient à une mise en grève des coureurs lors des premiers kilomètres. En cause ? L'Affaire Festina qui secouait le peloton et les méthodes d'investigation des policiers jugées comme irrespectueuses. Cinq équipes s'étaient retirées de cette édition avant son terme.

La palme revient certainement à ce contre-la-montre par équipe du Tour 1982. En plein conflit social avec le gouvernement pour le maintien de leur usine, des manifestants avaient bloqué la course quelques minutes après son départ.

Le Tour est donc un habitué aux scènes folles, provoquées ou subies. Une chose est sûre, la mésaventure qui a arrêté le peloton aujourd'hui trouverait certainement un place de choix au cœur de notre long format sur le dernier kilomètre de la Grande Boucle.