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Emmanuel Hubert, le manager de Bretagne-Séché en conférence de presse | PHOTOPQR/L''EST REPUBLICAIN

Emmanuel Hubert : "Satisfaire notre patrie bretonne"

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Le manageur de Bretagne-Séché-Environnement, Emmanuel Hubert vit cette septième étape avec un intérêt tout particulier. Pour avoir grandi à Fougères, Hubert est particulièrement fier de revenir sur ses chères terres bretonnes, et espère bien que son équipe se mettra en valeur.

Vous attendez-vous à un bel accueil ?
Emmanuel Hubert :
L’accueil sera forcément chaleureux, car le public est très chauvin et il sera acquis à note cause. Donc, j’espère que l’on va satisfaire toute notre patrie bretonne. Maintenant, être acteur et actif, on le sera, pour ce qui est de gagner, c’est une autre paire de manche. Les coureurs sont motivés, ils ont envie de bien faire les choses. Ils iront certainement de l’avant, mais l’essentiel c’est de n’avoir rien à se reprocher.

Cette arrivée à Fougères vous tient particulièrement à cœur…
E. H. :
Oui c’est vrai. J’y ai vécu trente ans. C’est toujours sympathique d’arriver aussi bien sur mes terres d’entraînement que sur mes terres de jeunesse. Ce sont aussi mes terrains de jeu, car je pratique beaucoup la chasse. Quand j’étais gamin, c’était vraiment sympa ici. J’ai plein de souvenirs ici avec mes parents, mon frère, ma sœur, toute ma famille… Sur les 50 derniers kilomètres de l’étape d’aujourd’hui, je crois que j’ai gagné toutes mes courses dans tous les villages ! Mais je ne suis plus sur le vélo, alors à eux de jouer !

Certains de vos coureurs s’attendent à ce que vous leur demandiez d’attaquer, ils ont raison ?
E. H :
Il n’y a même pas besoin de leur dire. Cela vient d’eux par rapport à leurs envies, et à leur conscience professionnelle. Ils savent très bien que nous sommes attendus et cela ne leur arrivera pas 50 fois dans leur carrière de passer en Bretagne, cette si belle région, sur les routes du Tour de France. Le public attend l’équipe bretonne, m’attend aussi, alors c’est toujours sympa d’arriver dans un lieu où nous sommes attendus, et soutenus.

Comment expliquez-vous cette ferveur en Bretagne pour le vélo ?
E. H. :
Tout simplement parce que c’est un public de connaisseur. Il y a eu quand même quelques champions si l’on refait un peu l’histoire. Des garçons comme Louison Bobet, Bernard Hinault, Jean Robic, et tant d’autres ! Ces Bretons ont marqué l’histoire du cyclisme mondial. Le public d’ici aime le cyclisme. Il y a aussi beaucoup plus de pratiquants en Bretagne que sur la Côte d’azur par exemple. Ici, la région est belle pour faire du vélo, il y a toutes les bonnes conditions pour le pratiquer. Dès tout petit, on naît avec un vélo entre les jambes.

Parmi les coureurs bretons sur ce Tour, y’en a-t-il un qui vous impressionne cette année ?
E. H. :
Pour ces étapes, il y a des garçons comme Barguil qui marchent bien. A Plumelec, il aura certainement à cœur de faire parler la poudre, mais j’espère que nos gars auront leur mot à dire.

Romain Bonte