Bryan Coquard
Bryan Coquard, à l'arrivée de la sixième étape à Reims, est l'une des révélations de ce début de Tour | G.S.

Coquard, Feillu, Dumoulin : le sprint français a la cote!

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En plaçant quatre coureurs dans les dix premiers ce jeudi à Reims, le clan tricolore confirme sa jolie forme dans le sprint. Arnaud Démare a chuté et n'a pas participé à l'emballage final, mais Bryan Coquard, Samuel Dumoulin et Romain Feillu ont tous réussi à tirer leur épingle du jeu.

Marcel Kittel, vainqueur de trois des quatre premiers sprints massifs du Tour 2014 (il a aujourd'hui laissé l'honneur à André Greipel), n’est pas la seule constante de l’exercice depuis une semaine. Car aux côtés du duo Peter Sagan - Alexander Kristoff, toujours bien placé, les Tricolores continuent de bousculer la hiérarchie. A Lille, c’était Arnaud Démare (troisième). Ce jeudi à Reims, c'est Samuel Dumoulin qui a accroché le podium. Parti de loin, le sprinteur de poche a débordé le maillot vert et Mark Renshaw, pourtant bien propulsé par le train d’Omega Pharma-Quick Step.

"Je suis vraiment satisfait, ça faisait un bon moment que je n’avais pas fait de résultat", s’est réjoui le coureur d’expérience (33 ans) qui entame déjà son onzième Tour… et qui sait comment aborder ces instants : "Il faut une part de relâchement, de sang froid d’expérience, ne pas faire les efforts trop tôt car il y a toujours beaucoup d’équipiers qui s’écartent au dernier moment. Il ne faut pas être aux avants postes trop tôt."

Coquard et Feillu ont failli tomber

Bryan Coquard a beau avoir onze ans de moins que Dumoulin, l’une des révélations d’Euopcar affiche déjà de sacrées ambitions. Huitième et à nouveau bien placé à Reims, l’ancien pisteur s’est dit… déçu ! Et pour cause : "Kevin Reza a bien pris la tête comme on l’avait prévu mais j’ai perdu un peu sa roue, explique-t-il après avoir franchi la ligne et repris son souffle. Il y a eu un accrochage et j’ai failli me casser la figure à 350 mètres de l’arrivée. J’ai dû carrément piler. J’ai quand même essayé de revenir mais dans de telles conditions, c’était difficile". Romain Feillu, belle surprise de Bretagne-Séché (il avait déjà fait neuvième lors du sprint royal à Londres), est devenu tout aussi exigeant avec lui-même.

"Dans les trois-quatre derniers kilomètres, j'étais placé avec Cancellara, car il est costaud et on est à l'abri derrière lui. Avec Reza, on s’est accroché un moment, on a failli tomber, regrette-t-il. J'ai essayé de me battre mais il y avait les jambes pour faire un peu mieux". Sans heurt, Coquard estime qu’il aurait aussi pu faire mieux, d’autant qu’il a chuté aujourd’hui, juste avant le sprint intermédiaire. "On est rentré, puis j’ai dû changer de vélo au moment où ça bordurait. J’ai essayé de ne pas m’affoler, les gars m’on attendu. J’étais super bien épaulé, super bien place". Pas forcément attendus dans l’exercice, les formations françaises se débrouillent donc avec brio depuis le début du Tour. Surprise du chef, Sylvain Chavanel a rappelé qu’il était à l’aise sur tous les terrains en s’offrant une belle dixième place.

Gaétan Scherrer @GaetanScherrer